Au Portugal, une usine de céramique vendue aux enchères après 2 ans d’activité

Moma Tiles

À Aveiro, dans le centre du Portugal, une usine de céramique qui employait une soixantaine de personnes est mise aux enchères pour près de 9 millions d’euros. L’entreprise Moma Tiles, implantée dans la zone industrielle de Taboeira, n’a pas réussi à surmonter ses difficultés financières. Ses installations, ses machines et ses stocks sont désormais proposés à la vente dans le cadre d’une procédure d’insolvabilité.

Fondée en 2019, l’entreprise avait été créée pour produire des revêtements céramiques, notamment des carreaux et des azulejos. Selon les informations rapportées par l’agence de presse portugaise Lusa, son activité industrielle n’avait réellement démarré qu’en 2023, avant de s’interrompre environ deux ans plus tard.

La vente électronique, organisée par Leilosoc, doit se terminer le 30 novembre 2026. Les acquéreurs potentiels peuvent acheter l’ensemble du site industriel ou se porter candidats à l’acquisition séparée des bâtiments et des équipements.

Une usine portugaise déclarée insolvable avec 10 millions d’euros de dettes

L’histoire de Moma Tiles illustre les difficultés rencontrées par une entreprise industrielle dont l’exploitation n’aura duré que quelques années. Malgré ses investissements dans un outil de production spécialisé, la société n’est pas parvenue à stabiliser son financement.

D’après les informations corrigées transmises par Lusa le 5 novembre, le tribunal de commerce d’Aveiro a déclaré l’entreprise insolvable en mars 2026, alors que ses dettes atteignaient environ 10 millions d’euros. Une première version de la dépêche mentionnait septembre 2025, date rectifiée par l’agence.

Un processus spécial de revitalisation, destiné à rechercher une solution avec les créanciers, n’avait pas permis de sauver l’entreprise, selon le média local Notícias de Aveiro. La vente des actifs doit désormais intervenir dans le cadre de la procédure judiciaire.

La disparition de cette activité concerne un site qui avait employé environ 60 salariés. Aucune information précise n’est toutefois fournie sur leur situation actuelle ou sur les possibilités de reprise de l’emploi.

Près de 45 000 m² de terrains et 2 lignes de production aux enchères

La particularité de cette vente tient à l’ampleur des actifs proposés. Le site comprend un entrepôt industriel, plusieurs terrains, des équipements de fabrication et un important stock de carreaux céramiques.

L’ensemble est proposé avec une valeur de base de 10 324 757,50 euros et un seuil de vente minimal de 8 978 050 euros. Il s’agit d’un montant fixé pour la procédure d’enchères, et non du prix auquel les installations ont déjà trouvé acquéreur.

Les acheteurs intéressés disposent également de deux possibilités distinctes :

  • Bâtiments et terrains : un ensemble de cinq parcelles totalisant près de 45 000 m², avec un seuil minimal de 5 532 300 euros.
  • Machines et stocks : deux lignes de production de céramique plate, divers équipements industriels et de bureau ainsi qu’environ 80 000 m² de carreaux, pour un seuil minimal de 3 445 750 euros.

La société chargée de la vente souligne notamment la proximité des autoroutes A1 et A25. La superficie du terrain et son accessibilité pour les poids lourds pourraient intéresser des entreprises industrielles, logistiques ou ayant besoin d’importantes surfaces de stockage.

Une vente ouverte jusqu’au 30 novembre 2026

La mise aux enchères se déroule sur la plateforme spécialisée Leilosoc, qui publie les conditions de vente et les caractéristiques des biens proposés.

Pour le lot immobilier, les visites sont organisées sur rendez-vous. Les candidats peuvent consulter les informations relatives aux terrains, aux bâtiments et aux conditions de participation avant de déposer une offre.

Le calendrier prévoit une clôture des enchères le 30 novembre 2026, avec des horaires pouvant varier selon les lots. La vente séparée des équipements offre une autre possibilité aux entreprises souhaitant acquérir du matériel de production sans reprendre l’ensemble de l’usine.

À ce stade, aucune reprise industrielle n’est annoncée. Le résultat des enchères déterminera les nouveaux propriétaires des installations, sans garantir une remise en activité de l’ancienne usine Moma Tiles.

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