Au Portugal, laisser un chien attaché en permanence ou maintenir un animal de compagnie sur un balcon dans des conditions dangereuses pour sa santé pourrait bientôt être sanctionné plus explicitement. Le Parlement portugais a approuvé, fin octobre 2026, deux textes destinés à renforcer la protection des animaux domestiques. Les nouvelles dispositions visent également certains dispositifs de dressage susceptibles de provoquer des douleurs ou des blessures.
Portées par le parti animaliste PAN (Pessoas–Animais–Natureza), ces mesures ont été adoptées malgré l’opposition du PSD et du CDS-PP. Elles doivent encore franchir les étapes nécessaires à leur application effective.
Chiens attachés et animaux sur les balcons : ce que prévoit le texte
La première mesure concerne les animaux maintenus durablement à l’attache ou confinés sur des balcons. Elle vise les situations dans lesquelles leurs conditions de vie peuvent compromettre leur bien-être, leur santé ou leur sécurité.
Le texte précise que les animaux de compagnie ne doivent pas être laissés sans une surveillance adaptée à leurs besoins physiologiques et comportementaux pendant une durée susceptible de les mettre en danger.
Cette formulation apporte une nuance importante : elle ne signifie pas qu’un animal ne pourra jamais se trouver sur un balcon, ni qu’une attache ponctuelle sera automatiquement interdite. Le problème visé est notamment celui des situations prolongées ou inadaptées aux besoins de l’animal.
Pour les propriétaires, l’enjeu concerne donc autant les conditions de maintien que la durée : un chien laissé attaché pendant de longues périodes, sans possibilité de se déplacer normalement, ou un animal isolé sur un balcon sans protection appropriée peuvent être concernés par ces nouvelles règles.
Les colliers douloureux également visés
Le second texte encadre l’utilisation des équipements destinés à retenir ou à dresser les animaux de compagnie.
La vente et l’utilisation de colliers susceptibles de provoquer des douleurs, des blessures ou un stress important doivent être interdites. Le principe retenu est que les méthodes de contention ou d’éducation ne doivent pas infliger de souffrance inutile à l’animal.
Cette mesure concerne notamment les dispositifs de dressage dont le fonctionnement repose sur des stimulations douloureuses. Les modalités précises de l’interdiction devront toutefois être définies dans le cadre réglementaire applicable.
Le vote parlementaire ne marque pas, à lui seul, l’entrée en vigueur immédiate de l’ensemble de ces obligations. Selon les dispositions annoncées, le gouvernement disposera de 90 jours après la publication de la loi au Diário da República pour établir les règles nécessaires à sa mise en œuvre.
Les propriétaires d’animaux devront donc distinguer les mesures approuvées par les députés des obligations effectivement applicables, dont les modalités devront être précisées après la publication officielle.







