Certains logements ne restent que quelques jours sur le marché immobilier portugais. Au troisième trimestre 2026, 12 % des biens proposés à la vente sur Idealista et ayant trouvé preneur ont quitté le marché en moins d’une semaine. À Ponta Delgada, Aveiro et Porto, cette proportion est encore plus importante.
Ces ventes particulièrement rapides illustrent les tensions qui persistent sur une partie du marché résidentiel portugais. Tous les logements ne connaissent cependant pas le même sort : le prix, la localisation ou encore les caractéristiques du bien peuvent considérablement modifier le temps nécessaire pour trouver un acheteur.
À l’échelle nationale, 18 % des logements concernés ont été vendus entre une semaine et un mois et 27 % entre un et trois mois. La catégorie la plus importante reste celle des biens nécessitant entre trois mois et un an, qui représente 37 % du total. Enfin, 6 % sont restés sur le marché pendant plus d’un an.
Ponta Delgada devant Aveiro et Porto
La comparaison entre les principales villes portugaises fait apparaître des différences importantes. Ponta Delgada arrive en tête avec 16 % des logements vendus en moins de sept jours au troisième trimestre.
Aveiro suit de très près avec 15 %, devant Porto à 14 %. Braga, Funchal, Portalegre et Viana do Castelo atteignent toutes 12 %.
À Coimbra et Guarda, 11 % des logements concernés ont trouvé preneur en moins d’une semaine, contre 10 % à Faro et Vila Real.
La situation de Lisbonne est assez différente. Dans la capitale, seulement 7 % des logements ont été vendus en moins de sept jours. Une proportion inférieure à celle observée dans la plupart des villes étudiées et très éloignée des 16 % enregistrés à Ponta Delgada.
Beja ferme le classement avec seulement 4 % de ventes réalisées dans ce délai particulièrement court.
À Lisbonne, beaucoup de logements restent plusieurs mois sur le marché
Une vente qui n’est pas réalisée durant les premières semaines n’est toutefois pas nécessairement particulièrement longue. À l’échelle du Portugal, plus d’un quart des biens étudiés trouvent un acheteur entre un et trois mois après leur mise sur le marché.
Mais les délais s’allongent sensiblement dans certaines villes. À Lisbonne, 42 % des logements concernés sont restés proposés entre trois mois et un an. Ils sont également 12 % à être restés plus d’un an.
Cette tranche comprise entre trois mois et un an représente 48 % des ventes étudiées à Santarém, 46 % à Viseu, 45 % à Beja et 44 % à Leiria.
À l’inverse, Portalegre se distingue par une forte proportion de logements vendus entre un et trois mois : 43 %, soit le niveau le plus élevé parmi les villes analysées.
Des ventes encore plus rapides dans l’île de São Miguel
L’étude par districts et îles fait apparaître des proportions légèrement différentes de celles des seules grandes villes.
L’île de São Miguel, aux Açores, arrive en première position : 19 % des logements concernés ont été vendus en moins d’une semaine. Elle devance le district de Viana do Castelo, à 18 %, puis celui de Porto, à 17 %.
Madère atteint 15 %, tout comme les districts de Braga et d’Aveiro. À l’autre extrémité, seuls 5 % des logements étudiés à Bragança ont quitté le marché en moins de sept jours.
Le district de Lisbonne se situe à 9 %, soit davantage que la seule ville de Lisbonne, mais toujours en dessous de la moyenne nationale de 12 %.
Des chiffres qui ne mesurent pas l’ensemble des ventes au Portugal
Ces données doivent néanmoins être interprétées avec précaution. Elles proviennent des annonces publiées sur Idealista et mesurent leur durée de présence sur la plateforme. Elles ne constituent donc pas un relevé exhaustif de toutes les transactions immobilières réalisées au Portugal.
Une disparition rapide d’une annonce permet notamment d’observer la vitesse à laquelle certains biens sont absorbés par le marché, mais elle ne permet pas à elle seule de mesurer l’intensité de la demande dans une ville. Le prix initial, le type de logement, son état ou son emplacement peuvent jouer un rôle déterminant.
Les chiffres du troisième trimestre 2026 montrent néanmoins un marché très contrasté : alors qu’environ un logement sur huit trouve preneur en moins d’une semaine, plus de quatre sur dix nécessitent au contraire au moins trois mois.







