Le processus de privatisation de TAP va franchir une nouvelle étape décisive. Parpública doit remettre mardi 1er septembre au gouvernement portugais son rapport d’évaluation des offres déposées par Air France-KLM et Lufthansa pour entrer au capital de la compagnie aérienne nationale.
Les deux groupes européens avaient remis leurs offres fermes fin juillet. Le document attendu mardi doit désormais permettre au gouvernement de comparer leur mérite et de choisir le candidat appelé à acquérir près de 45 % de TAP. Une étape supplémentaire dans un dossier suivi depuis plusieurs mois et qui entre désormais dans sa phase de décision.
Les deux offres pour TAP vont être évaluées
Selon les informations du média économique portugais ECO, Parpública remettra le 1er septembre aux ministères des Finances et des Infrastructures son rapport consacré aux deux propositions.
La holding qui gère les participations de l’État portugais avait annoncé le 29 juillet avoir reçu deux offres fermes, celles d’Air France-KLM et de Lufthansa. Les deux groupes souhaitent acquérir une participation de 44,5 % dans TAP.
Le rapport doit présenter de manière détaillée les propositions reçues et procéder à leur évaluation selon les critères fixés par le cahier des charges de la privatisation. Parpública devra notamment déterminer leur mérite absolu et relatif. Le document peut également conclure que les deux propositions présentent un mérite équivalent.
Cette évaluation sera ensuite transmise au gouvernement portugais, auquel reviendra la décision finale.
Le gouvernement portugais devra choisir entre Air France-KLM et Lufthansa
Une fois le rapport reçu, le Conseil des ministres devra examiner les deux offres en tenant compte de l’analyse réalisée par Parpública. Il lui appartiendra ensuite de sélectionner le groupe qui pourra entrer au capital de TAP.
Le rapport sera également communiqué à la commission spéciale chargée d’accompagner le processus de reprivatisation. Celle-ci est présidée par Daniel Traça, ancien doyen de la Nova School of Business and Economics et actuel directeur général d’ESADE en Espagne. Elle comprend également Luís Cabral, professeur à l’Université de New York, et Rui Albuquerque, professeur de finance au Boston College.
Le 1er septembre ne constitue donc pas nécessairement la date à laquelle le nom du futur actionnaire de TAP sera annoncé. Il marque en revanche l’achèvement d’une étape essentielle avant l’arbitrage du gouvernement.
Une participation de 44,5 % de TAP est en jeu
Le processus engagé par l’État portugais ne prévoit pas une vente totale de TAP. Air France-KLM et Lufthansa sont en concurrence pour acquérir 44,5 % du capital de la compagnie aérienne.
Une tranche supplémentaire de 5 % est réservée aux salariés de TAP. Si celle-ci n’était pas entièrement souscrite, les actions restantes pourraient ensuite être acquises par le groupe retenu par le gouvernement, portant potentiellement sa participation à un niveau proche de la moitié du capital.
L’État portugais conserverait donc le contrôle de la compagnie à l’issue de cette première phase de privatisation.
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La privatisation de TAP approche désormais de son dénouement
Après la remise des offres fermes fin juillet, l’évaluation de Parpública constitue la dernière grande étape technique avant le choix entre Air France-KLM et Lufthansa.
Les deux groupes restent pour l’instant officiellement en concurrence et aucun vainqueur n’a encore été désigné. Le rapport attendu mardi doit fournir au gouvernement portugais les éléments nécessaires pour comparer les propositions avant de procéder à son arbitrage.
Après plusieurs mois de procédure, le dossier entre ainsi dans une nouvelle phase : celle où Lisbonne devra décider quel grand groupe aérien européen deviendra le partenaire stratégique de TAP et prendra près de 45 % de son capital.







