Portugal : 2 villes figurent parmi les moins polluées d’Europe

portugal air pur

Alors que de nombreuses grandes villes européennes multiplient les restrictions automobiles et les plans anti-pollution pour tenter de limiter les particules fines, le Portugal vient de se distinguer dans un classement international particulièrement observé. 2 villes portugaises figurent désormais parmi les territoires où l’air est le plus respirable d’Europe, devant plusieurs métropoles réputées pour leur qualité de vie.

Le dernier rapport mondial publié par IQAir, spécialiste de la surveillance de la qualité de l’air, place Faro, en Algarve, et Salão, dans l’archipel des Açores, parmi les 15 villes régionales les moins polluées d’Europe. Une performance rare pour un pays du sud de l’Europe, généralement moins présent dans ce type de classement dominé par les pays nordiques.

Le rapport repose sur l’analyse des concentrations annuelles de particules fines PM2.5, considérées comme l’un des indicateurs les plus importants pour mesurer la pollution atmosphérique. Ces particules microscopiques, issues notamment du trafic routier, du chauffage ou de certaines activités industrielles, sont directement associées à des risques sanitaires importants lorsqu’elles atteignent des niveaux élevés.

Faro et les Açores parmi les villes les plus respirables d’Europe

Selon les données publiées par IQAir pour l’année 2025, Faro affiche une concentration moyenne annuelle de seulement 2,7 µg/m³ de PM2.5. Salão, située sur l’île de Faial aux Açores, atteint quant à elle 3,1 µg/m³.

Les deux villes restent largement sous le seuil annuel recommandé par l’Organisation mondiale de la santé, fixé à 5 µg/m³. À titre de comparaison, de nombreuses grandes villes européennes dépassent régulièrement ces niveaux, notamment lors des pics de circulation ou des épisodes climatiques favorisant l’accumulation des polluants.

Cette présence portugaise dans le haut du classement européen surprend d’autant plus que les premières places sont habituellement occupées par des régions peu densément peuplées de Finlande, d’Islande ou de Scandinavie. Le Portugal bénéficie toutefois de plusieurs facteurs naturels particulièrement favorables.

Le pays profite notamment d’une forte influence atlantique, avec des vents réguliers qui facilitent la dispersion des polluants atmosphériques. Hors des grands centres urbains comme Lisbonne ou Porto, la densité urbaine reste également relativement modérée comparée à plusieurs régions industrielles du nord de l’Europe.

Les Açores, un environnement presque unique en Europe

L’archipel des Açores occupe une place à part dans ces statistiques environnementales. Situées au milieu de l’Atlantique, les îles portugaises bénéficient d’un isolement géographique et d’une circulation atmosphérique extrêmement favorable à la qualité de l’air.

Salão, sur l’île de Faial, illustre parfaitement cette singularité. Loin des grands axes industriels et des fortes concentrations urbaines européennes, cette petite localité conserve des niveaux de pollution particulièrement faibles à l’échelle continentale.

Les Açores apparaissent ainsi régulièrement dans les classements liés à la qualité environnementale, à la biodiversité ou encore à la qualité de vie. Cet environnement préservé devient progressivement un argument touristique et résidentiel de plus en plus mis en avant par l’archipel portugais.

Lisbonne fait mieux que plusieurs grandes capitales européennes

La capitale portugaise confirme elle aussi cette tendance favorable. Avec une concentration moyenne annuelle de 8,1 µg/m³, Lisbonne apparaît comme la 24e capitale la moins polluée du monde dans le rapport IQAir 2025.

La ville obtient ainsi de meilleurs résultats que plusieurs grandes capitales européennes souvent associées à une qualité de vie élevée, notamment Madrid, Amsterdam ou Paris. Même si Lisbonne reste au-dessus des recommandations idéales de l’OMS, ses niveaux demeurent relativement contenus pour une capitale européenne de cette taille.

Cette situation s’explique notamment par la géographie particulière de la ville. Ouverte sur l’Atlantique et l’estuaire du Tage, Lisbonne bénéficie d’une ventilation naturelle importante qui limite en partie la stagnation des polluants atmosphériques.

Le tissu industriel portugais, moins concentré que dans certaines régions très urbanisées du continent, contribue également à maintenir des niveaux de pollution relativement modérés. Cela ne signifie pas pour autant que le pays échappe totalement aux enjeux environnementaux liés au trafic automobile, à la croissance urbaine ou aux épisodes de chaleur extrême.

Le Portugal renforce son image de pays où l’on respire mieux

À l’échelle européenne, le Portugal affiche une moyenne nationale annuelle de 7,9 µg/m³, ce qui le place au neuvième rang des pays les moins pollués du continent selon les données du rapport.

Dans le classement mondial couvrant 143 pays et territoires, le pays apparaît au 30e rang des nations présentant la meilleure qualité de l’air. Il devance ainsi plusieurs économies européennes majeures comme l’Espagne, le Royaume-Uni ou l’Italie.

Le contraste reste particulièrement marqué avec certaines régions du monde confrontées à des niveaux de pollution extrêmement élevés. IQAir rappelle par exemple que des pays comme le Pakistan dépassent désormais les 67 µg/m³ de concentration annuelle moyenne, soit des niveaux sans commune mesure avec ceux observés au Portugal.

Dans un contexte où la qualité de l’air devient un critère de plus en plus important dans les choix de vie, les mobilités internationales ou le tourisme, ces résultats renforcent encore l’image du Portugal comme destination offrant un environnement relativement préservé à l’échelle européenne.

Au-delà du climat, de la sécurité ou du coût de la vie, la capacité à respirer un air moins pollué devient progressivement un nouvel argument d’attractivité pour le Portugal.

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