Les Britanniques restent les touristes étrangers qui rapportent le plus au Portugal. En 2025, les recettes touristiques générées par le marché britannique ont atteint environ 4,28 milliards d’euros, soit 14,7% du total enregistré dans le pays.
Cette première place résiste même à un léger ralentissement de la fréquentation. Le nombre de visiteurs britanniques accueillis dans les hébergements touristiques a stagné, tandis que leurs nuitées ont diminué de 1,6%. Dans le même temps, les recettes ont progressé de plus de 3%.
Une évolution qui confirme le poids particulier du Royaume-Uni pour le tourisme portugais, et plus encore pour certaines régions comme l’Algarve.
4,28 milliards d’euros de recettes touristiques
En 2025, les établissements touristiques portugais ont accueilli environ 2,46 millions de clients britanniques, pratiquement autant que l’année précédente. Ils ont généré un peu plus de 10 millions de nuitées, en recul de 1,6%.
Le Royaume-Uni reste néanmoins le premier marché touristique étranger du Portugal. Les Britanniques représentent 17,7% des nuitées et 12,5% des clients enregistrés dans les hébergements touristiques.
Leur poids est également considérable dans les recettes : environ 4,28 milliards d’euros en 2025, en hausse de plus de 3% sur un an. Le Portugal a donc accueilli légèrement moins de nuitées britanniques, tout en tirant davantage de revenus de ce marché.
Les données sur les paiements permettent d’observer une partie de ces dépenses plus précisément. Selon SIBS, 987,3 millions d’euros d’achats ont été réalisés au Portugal avec des cartes bancaires britanniques en 2025. Ce montant ne doit toutefois pas être confondu avec les recettes touristiques totales, qui couvrent un périmètre beaucoup plus large.
L’Algarve reste de très loin leur destination préférée
La relation entre le tourisme britannique et l’Algarve reste particulièrement forte. La région a concentré environ 57% des nuitées réalisées par les visiteurs britanniques au Portugal en 2025.
Madère arrive très loin derrière, avec près de 19%, devant la Grande Lisbonne, autour de 13%.
La répartition des paiements par carte confirme cette domination. La moitié des dépenses réalisées avec des cartes britanniques au Portugal, soit 50,1%, a été enregistrée en Algarve. La Grande Lisbonne en concentre 22,4%, le Nord 9,9% et Madère 9,1%.
Le profil de ces visiteurs est toutefois plus diversifié que l’image traditionnelle du retraité britannique passant l’hiver au soleil. Les 25-34 ans constituent la première tranche d’âge, avec 19,7% des touristes, devant les 55-64 ans (18,1%) et les 35-44 ans (17,3%).
Les séjours restent relativement longs : près de 72% durent entre quatre et treize nuits. Les hôtels concentrent un peu plus de la moitié des nuitées, devant les hôtels-appartements et les appartements touristiques.
Le Portugal reste l’une des destinations favorites des Britanniques
L’importance du Royaume-Uni pour le Portugal s’explique aussi par le volume considérable des déplacements entre les deux pays. En 2025, le Portugal était la 6ème destination étrangère la plus visitée par les résidents britanniques, avec environ 3,77 millions de voyages.
Cette relation est soutenue par un réseau aérien particulièrement dense. Entre septembre 2025 et septembre 2026, easyJet et Ryanair ont assuré à elles seules près de 60% des liaisons entre les deux pays. Jet2, British Airways et TAP complètent l’essentiel de l’offre.
Londres représente près de la moitié des départs vers le Portugal, loin devant Manchester, Bristol et Birmingham.
Et cette présence britannique ne semble pas devoir s’essouffler à court terme. Les réservations aériennes disponibles pour les prochains mois indiquent une progression des voyages vers plusieurs destinations portugaises. Porto devrait enregistrer la croissance la plus marquée, devant Funchal, Lisbonne et Faro.
Après des décennies d’histoire commune avec l’Algarve, le tourisme britannique pourrait donc continuer à progresser au Portugal tout en se répartissant davantage sur le territoire. En attendant, avec plus de 4 milliards d’euros de recettes annuelles, le Royaume-Uni demeure un marché que le tourisme portugais peut difficilement se permettre de voir faiblir.







