Activation du Plan national d’urgence après la tempête Kristin

tempestade kristin

Le Portugal vit une situation météorologique extrêmement tendue. Après les dégâts causés par la tempête Kristin, les autorités ont décidé d’activer le Plan national d’urgence de protection civile sur l’ensemble du territoire, prolongeant également l’état de calamité jusqu’au 8 février. Cette décision, prise à l’unanimité lors de la première réunion extraordinaire de 2026 de la Commission nationale de protection civile, intervient alors que de nouvelles pluies, des vents violents, de la neige et une agitation maritime persistante sont attendus dans les prochains jours.

Des dégâts matériels majeurs et une mobilisation nationale

Le dernier bilan fait état d’au moins 9 morts liés aux intempéries, dont plusieurs personnes victimes d’accidents domestiques ou de chutes lors de réparations. Près de 147.000 foyers étaient toujours privés d’électricité ce lundi, principalement dans le district de Leiria, l’un des plus touchés avec Coimbra et Santarém. Les autorités recensent 764 interventions de secours en moins de 12 heures, en raison de chutes d’arbres, d’éboulements, de routes inondées, de lignes ferroviaires interrompues, d’écoles fermées et de réseaux de communication perturbés.

Face à cette situation, l’ensemble des moyens nationaux a été mobilisé. Le gouvernement portugais maintient une posture d’intervention coordonnée : la ministre de l’Administration interne, Maria Lúcia Amaral, a supervisé les discussions avec la CNPC, tandis que l’Exécutif a renforcé la logistique d’urgence dans les zones sinistrées.

Le président de la Protection civile, José Manuel Moura, a déclaré qu’à ce stade, il ne s’avère pas nécessaire d’activer le Mécanisme de protection civile européen, le pays disposant encore de capacités d’action internes suffisantes. Toutefois, cette option reste disponible à tout moment si la situation venait à empirer.

Régions en difficulté : évacuations, coupures et vigilance maximale

14 districts du Portugal continental sont actuellement en alerte orange pour pluies, vents ou neige, et plusieurs autres en vigilance jaune avec l’arrivée d’une nouvelle dépression. Les autorités surveillent particulièrement le niveau des fleuves, notamment le Tage, avec des risques d’inondations importants dans les zones basses de Santarém comme Almeirim ou la Chamusca. À Alcácer do Sal, la crainte d’une nouvelle crue pendant la marée haute a entraîné un renforcement des dispositifs de prévention.

À Coimbra, des lieux d’hébergement ont été prévus pour accueillir les habitants menacés par les montées du fleuve Mondego. À la Figueira da Foz, l’effondrement d’une grue sur plusieurs immeubles a nécessité l’évacuation de familles. À Lisbonne et Porto, les zones rives sont particulièrement scrutées : à Miragaia (Porto), plusieurs quais ont été submergés, tandis qu’à Algés, les habitants ont dû anticiper des inondations potentielles en surélevant leurs biens.

Le réseau ferroviaire est l’un des plus touchés : la circulation a été suspendue sur plusieurs lignes, dont la ligne du Nord entre Braga et Lisbonne, la ligne du Douro (entre Régua et Pocinho), et celle de Minho entre Barcelos et Tamel. Des dégagements sont en cours, mais les retours à la normale pourraient prendre plusieurs jours.

Le gouvernement a appelé à la plus grande prudence, recommandant d’éviter tout déplacement non essentiel. Une amélioration des conditions météorologiques est attendue à partir du mercredi 7 février, surtout au sud et au centre du pays.

Résumer l'article avec l'IA 👉 ChatGPT Perplexity Grok Google AI

Article écrit par
Retour en haut