La saison 2025/26 de Ligue des champions s’annonce comme un véritable test de résistance pour Benfica et le Sporting Portugal. À l’aube de la deuxième édition du nouveau format à 36 équipes, les deux représentants portugais se retrouvent engagés dans une phase de ligue qui leur réserve huit matchs face à des adversaires aussi redoutables que prestigieux.
Un calendrier corsé pour les deux géants portugais
Benfica ouvrira le bal à domicile contre Qarabag (16 septembre), avant d’enchaîner des chocs européens contre Chelsea à Stamford Bridge (30 septembre), Newcastle (21 octobre) ou encore le Real Madrid (28 janvier). Entre-temps, les Aigles recevront aussi le Bayer Leverkusen et se déplaceront à Amsterdam pour affronter l’Ajax. Une campagne relevée, où chaque point sera disputé avec acharnement.
De son côté, le Sporting CP devra composer avec un menu tout aussi relevé : après une entame plus accessible contre Kairat Almaty, les Lions se frotteront à Naples, Marseille, la Juventus, Bruges, le Bayern Munich, le PSG et l’Athletic Bilbao. Un parcours semé d’embûches, où l’expérience accumulée ces dernières années en Europe devra peser lourd.
La configuration de cette nouvelle phase de ligue impose une gestion optimale de l’effectif. 8 matchs, 8 adversaires différents, et des déplacements éprouvants : le rythme sera infernal entre septembre et janvier. Les clubs portugais le savent : l’ambition passe par la profondeur du banc et une régularité de haut niveau.
Un nouveau format aux allures de coupe du monde des clubs
Depuis 2024, la Ligue des champions ne fonctionne plus avec des groupes traditionnels, mais avec une phase de ligue unique rassemblant 36 équipes. Chaque club dispute 8 matchs contre 8 adversaires différents. À l’issue de cette phase, les huit premiers se qualifient directement pour les huitièmes de finale, tandis que les équipes classées entre la 9e et la 24e place joueront un tour de barrages pour les rejoindre.
Ce système augmente mécaniquement le nombre de confrontations internationales de haut niveau. Et pour des clubs comme Benfica ou le Sporting, cela signifie autant d’opportunités de se frotter à l’élite, mais aussi de souffrir. Il ne suffira plus d’être bon dans un mini-groupe : il faudra tenir le rythme sur quatre mois, face à des styles variés et des forces tactiques contrastées.
Avec ce modèle, la Champions League ressemble de plus en plus à une ligue fermée déguisée, où les plus grands clubs cherchent à verrouiller leur présence au sommet. Pour les clubs portugais, cette réforme est à la fois un défi sportif et une vitrine pour exister parmi les puissances établies.
Les poids lourds européens au rendez-vous
Le casting 2025/26 a fière allure : le PSG, le Bayern, le Real Madrid, Manchester City, Arsenal, la Juventus, le Barça ou encore l’Inter Milan sont de la partie. Sans oublier Ajax, Galatasaray, Olympiacos ou encore des outsiders comme Bodø/Glimt ou Pafos FC. Pour Benfica et Sporting, c’est une plongée directe dans le grand bain.
Le choc le plus attendu ? Sans doute le Benfica – Real Madrid du 28 janvier, ou encore le Sporting – PSG du 20 janvier. Deux affiches de gala qui rappellent que les clubs lusitaniens peuvent encore rêver d’exploits et d’ambiances mémorables.
Mais c’est dans les matchs dits « intermédiaires », face à des clubs comme Bruges, Leverkusen ou Naples, que tout pourrait se jouer. La régularité primera sur les coups d’éclat. Et la capacité à prendre des points partout, à commencer par Qarabag ou Kairat, fera toute la différence.
Une saison de tous les dangers, mais aussi de tous les espoirs
Pour les fans portugais, cette Ligue des champions au format élargi est une bénédiction : plus de matchs, plus de grands noms, plus de soirées européennes à vivre. Pour les clubs, c’est un enjeu financier et sportif immense. La qualification directe pour les huitièmes est un objectif difficile, mais réaliste si la campagne est bien gérée.
Le rendez-vous est pris : à partir du 16 septembre, le football européen s’invite au Portugal, et les clubs lusitaniens entendent bien y faire entendre leur voix. À eux de jouer.







