Inflation : les prix devraient encore augmenter au Portugal cette année

inflation 3%

Après plusieurs mois de ralentissement, l’inflation devrait repartir à la hausse au Portugal en 2026. Selon les prévisions économiques de printemps publiées par la Commission européenne, la hausse des prix atteindrait 3 % cette année avant de redescendre progressivement à 2,3 % en 2027. Une évolution principalement liée au rebond des prix internationaux de l’énergie.

Pour les ménages portugais, cette perspective pourrait prolonger la pression sur le pouvoir d’achat dans un pays où les salaires restent parmi les plus faibles d’Europe occidentale. Même si l’inflation reste loin des niveaux records observés après la crise énergétique de 2022, Bruxelles estime que les consommateurs portugais continueront de subir une augmentation sensible du coût de la vie dans les prochains mois.

La Commission européenne souligne toutefois une particularité portugaise : l’impact de la hausse des prix de l’énergie reste partiellement limité grâce au poids croissant des énergies renouvelables dans la production électrique nationale. Le niveau élevé des réserves hydrauliques et la forte production renouvelable ont permis de maintenir des prix de gros de l’électricité relativement bas comparés à d’autres pays européens.

Une hausse des prix surtout liée à l’énergie

Selon Bruxelles, l’inflation au Portugal est passée de 2,2 % en 2025 à 2,7 % en mars 2026. Cette accélération s’explique principalement par la hausse des prix internationaux de l’énergie, notamment des carburants.

La Commission européenne estime que le pic inflationniste devrait être atteint au cours du deuxième trimestre 2026 avant une décélération progressive dans la seconde partie de l’année. Les effets de la hausse énergétique sur les biens et services devraient rester relativement modérés, même si plusieurs secteurs pourraient continuer à répercuter une partie des coûts sur les consommateurs.

L’inflation dite « sous-jacente », qui exclut l’énergie et les produits alimentaires, devrait quant à elle rester plus contenue, autour de 2,4 % en 2026 comme en 2027. Un signal jugé relativement rassurant par plusieurs économistes, car il suggère une diffusion moins généralisée de la hausse des prix dans l’économie portugaise.

Bruxelles plus pessimiste que le gouvernement portugais

Les prévisions européennes révèlent également un écart croissant entre Bruxelles et le gouvernement portugais concernant l’état des finances publiques. Alors que l’exécutif portugais prévoit un budget à l’équilibre cette année, la Commission européenne anticipe un léger déficit public de 0,1 % du PIB en 2026, puis de 0,4 % en 2027.

Selon Bruxelles, cette dégradation s’explique notamment par les mesures de soutien mises en place après les tempêtes ayant frappé le Portugal au début de l’année, mais aussi par les réductions d’impôts décidées récemment sur les revenus des particuliers et des entreprises.

La Commission européenne estime toutefois que la trajectoire globale de la dette publique portugaise devrait continuer à s’améliorer, même à un rythme plus lent. Le ratio de dette publique pourrait ainsi reculer à 87,6 % du PIB cette année puis à 86 % en 2027.

Une économie plus résistante qu’auparavant

Malgré ces tensions inflationnistes, le Portugal apparaît aujourd’hui dans une situation plus stable que lors des précédentes crises énergétiques européennes. La montée en puissance des énergies renouvelables permet notamment au pays de mieux amortir certaines fluctuations des marchés internationaux.

Cette évolution reste particulièrement visible dans le secteur électrique, où le Portugal bénéficie désormais d’une forte production hydraulique, solaire et éolienne. Ces dernières années, le pays a considérablement accéléré sa transition énergétique, réduisant progressivement sa dépendance aux énergies fossiles importées.

Pour les ménages portugais, la question reste cependant très concrète : alimentation, carburants, logement ou services du quotidien continuent de peser fortement sur les budgets dans un contexte où le coût de la vie progresse souvent plus vite que les revenus. Même limitée, une inflation proche de 3 % reste donc un sujet sensible dans une économie encore marquée par des inégalités de revenus importantes.

Résumer l'article avec l'IA 👉 ChatGPT Perplexity Grok Google AI

Article écrit par
Retour en haut