Algarve, un homme jugé pour plusieurs incendies volontaires

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Un homme de 50 ans a été mis en accusation et placé en détention préventive au Portugal pour plusieurs crimes d’incendie volontaire survenus dans l’Algarve lors de l’été dernier. Le ministère public du district de Faro a confirmé qu’il sera jugé pour quatre chefs d’accusation de feu de forêt, après des incendies déclenchés en août dans les municipalités de Monchique et de Lagos.

4 feux volontaires en août entre Monchique et Lagos

Selon l’acte d’accusation, le suspect aurait volontairement provoqué 3 incendies le 18 août dans différentes zones de la commune de Monchique : à Casais, Vale da Ribeira et à proximité de l’Autódromo Internacional do Algarve, en utilisant un briquet. Attisés par des vents forts, les feux se sont rapidement propagés aux zones de broussailles environnantes.

8 jours plus tard, le 26 août, l’homme aurait récidivé à Bensafrim, dans la commune voisine de Lagos, en mettant le feu à une zone boisée par le même procédé.

Au total, les incendies ont détruit plus de 20 hectares de végétation, comprenant des broussailles, des eucalyptus, des cannes à sucre et de jeunes arbres. Les autorités soulignent que l’impact aurait pu être bien plus grave sans l’intervention rapide des pompiers.

Un phénomène surveillé de près par la Police Judiciaire

Le suspect a été interpellé le 27 août par la Police Judiciaire. Lors de son arrestation, les enquêteurs ont saisi 4 briquets ainsi que 3 bidons destinés au stockage de carburant, dont l’un contenait environ 3 litres d’essence.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de recrudescence des incendies criminels au Portugal. Depuis le début du mois d’août de cette année, la Police Judiciaire a déjà arrêté 10 suspects, tous des hommes, pour 22 départs de feu distincts, la majorité ayant été déclenchés intentionnellement.

Parmi eux figure notamment un pompier de 31 ans du corps d’Ourém, soupçonné de plusieurs incendies dans son propre district, ainsi que d’autres individus agissant pour des motifs personnels ou de vengeance.

Au Portugal, le crime d’incendie forestier est passible d’une peine de un à 8 ans de prison, pouvant être alourdie lorsque les faits mettent en danger des vies humaines ou des biens patrimoniaux. Ces arrestations illustrent la vigilance accrue des autorités face à un phénomène particulièrement sensible en période estivale, alors que le pays reste fortement exposé au risque de feux de forêt.

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