Nazaré Open Season : 3 jours incroyables pour lancer la saison 2025/26
Author: Portugal.fr — · Updated:
Short summary: Il y a des vagues qu’on surfe. D’autres qu’on affronte. Et puis il y a celles qui forgent une légende.
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- Il y a des vagues qu’on surfe.
- D’autres qu’on affronte.
- Et puis il y a celles qui forgent une légende.
- Celles qui transforment la mer en arène, les surfeurs en gladiateurs, et les images en épopée.
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Il y a des vagues qu’on surfe. D’autres qu’on affronte. Et puis il y a celles qui forgent une légende. Celles qui transforment la mer en arène, les surfeurs en gladiateurs, et les images en épopée. C’est ce qui s’est passé à Nazaré les 11, 12 et 13 novembre 2025. Trois jours de tumulte et de bravoure sur la Praia do Norte, où l’hiver portugais a pris le large sous les objectifs de l’Australien Tim Bonython, avec sa dernière bombe visuelle : “Nazare - Open Season”.
Le premier swell majeur de la saison 2025/26 n’a pas simplement réveillé Nazaré. Il l’a réinstallée, brutalement, au sommet de la hiérarchie du surf de gros. Paddles-ins insensés, tow-ins millimétrés, tubes tordus par des murs d’eau, drones au ras de l’écume et caméras à l’affût du moindre souffle. Nazaré, en version XXL.
Des drops irréels pour une élite au sommet de son art
Des drops irréels pour une élite au sommet de son art
Sur place, les meilleurs. Rien que les meilleurs. L’élite mondiale du big surf a répondu présente pour cette entame tonitruante. Et chacun a dû se réinventer face à des vagues moins verticales que d’ordinaire, mais plus longues, plus lisibles, et donc plus techniques.
Lucas “Chumbo” Chianca, en tête de cordée, a choqué la plage avec ses entrées à la rame, là où la logique aurait voulu un tow-in. Nic Von Rupp, lui, a incarné l’élégance en mission, qualifié par certains observateurs comme “le 007 de Nazaré”, précis, imperturbable, stratège. Autour d’eux, skimmers et foilers n’ont pas ménagé leur engagement, flirtant avec des parois qui ne pardonnent rien.
Un montage au bord de la suffocation : drones, chutes, miracles
Un montage au bord de la suffocation : drones, chutes, miracles
Dans “Nazare - Open Season”, le souffle est court, la tension constante. Pas une seconde d’ennui, pas une image de trop. Le montage est nerveux, précis, à la limite de l’essoufflement. Tim Bonython 2 capte le chaos avec un calme de chirurgien : ralentis tendus, accélérations brutales, enchaînements serrés où chaque plan semble gagner en densité.
Les drones FPV (pilotés à l'aide d'une caméra et souven d'un casque) pénètrent littéralement la vague. Ils volent au ras de l’écume, longent les parois liquides, suivent les surfeurs dans des trajectoires impossibles, flirtent avec le crash, mais s’en sortent, comme les riders qu’ils filment. Ce regard inédit transforme chaque vague en architecture mouvante, chaque ride en duel silencieux.
Les figures basculent dans des tubes obliques, les planches volent, parfois explosent sous la pression. On voit des chutes d’une brutalité rare, corps happés, tenus en apnée, relâchés sans douceur. Un surfeur en paddle-in 3 tente un take-off 4 sur une montagne d’eau, il disparaît. Un tow-in fend la houle, perd le contrôle, mais l’issue reste hors-champ. Le spectateur comble les vides par l’imagination. L’image, elle, ne panique pas.
Les commentaires affluent comme des respirations haletantes : « Surfing at the limits with no straps. Awesome. », « The paddle-in guys show how much gnarlier it really is. », « A killer edit. », « Absolument incroyable. ». Ce ne sont pas de simples éloges : ce sont des cris, des réactions viscérales à ce que Nazaré impose.
Il ne s’agit plus seulement de surf. Il s’agit de corps jetés à la mer, d’un art sans seconde prise. De résistance, de lecture instinctive, d’abandon aussi. Ce que Bonython filme, c’est cette part de vertige qu’aucune technologie n’atténue, ce moment brut où l’homme tente encore de chevaucher la nature et parfois, réussit.
Tim Bonython, l’homme qui transforme les vagues en récits épiques
Tim Bonython, l’homme qui transforme les vagues en récits épiques
Ce n’est pas un hasard si ce moment d’histoire a été saisi avec autant de justesse. Depuis plus de 40 ans, Tim Bonython fait ce que peu d’êtres humains osent : filmer le chaos de l’océan, tout en lui donnant forme. Depuis ses débuts à Bells Beach dans les années 1980, il documente avec obsession l’évolution du surf de gros, toujours au plus près, souvent à la limite.
Bonython, c’est un œil. Mais c’est surtout une vision. Celle de filmer des vagues comme des batailles, des surfeurs comme des chevaliers de fortune, et l’eau comme une matière noble, dangereuse, vibrante. Son matériel est taillé pour le cinéma : caméras RED 6K et 8K, objectifs Sigma Cine, housings sur mesure. Mais au-delà de la technologie, c’est sa capacité à sentir la tension, l’instant, le point de bascule entre réussite et désastre, qui fait de lui un maître absolu de la narration aquatique.
Et lorsqu’il tourne à Nazaré, il ne se contente pas de poser une caméra sur un trépied. Il vit le spot. Il vibre avec l’écume. Il anticipe la déferlante. « Tu ne veux jamais te faire attraper par Nazaré. Tu ne peux pas survivre à ça », confie-t-il. Il sait de quoi il parle : il a été coincé sous un bateau retourné, a chuté d’un jet-ski en pleine zone d’impact. Mais il y retourne. Toujours.
Une saison qui s’ouvre comme un avertissement
Une saison qui s’ouvre comme un avertissement
Le premier swell de l’année n’a pas seulement réveillé Nazaré ; il a frappé comme un présage. 3 jours d’intensité rare, une scène brute où chaque vague semblait annoncer un hiver sans concession. Dès les premières heures du 11 novembre, la Praia do Norte a grondé, comme pour avertir : la saison 2025/26 ne sera pas une répétition. Elle sera un saut dans l’inconnu, un chaos chorégraphié que seuls les plus aguerris sauront lire, interpréter, affronter.
Les conditions ont mis en lumière la complexité de ce que Nazaré propose désormais au monde : non pas une simple démonstration de force, mais un ballet exigeant, un terrain où chaque erreur peut coûter cher. Ce swell inaugural a redéfini les attentes : on ne parlera pas seulement de taille ou de puissance, mais d’intelligence de ligne, d’analyse en temps réel, de décisions prises à la fraction de seconde près. L’océan impose ses règles. Et cette saison, elles semblent plus strictes que jamais.
Au loin, le Tudor Nazaré Big Wave Challenge se profile. Mais l’esprit de compétition est déjà là. Dans chaque drop risqué, dans chaque take-off pris à la limite, on devine l’entraînement, la stratégie, la volonté de marquer les esprits avant même que les sirènes officielles ne retentissent. La scène est prête, les acteurs déjà en mouvement. Il ne manque plus que le monde pour observer, ou trembler.
Car Nazaré n’est plus un simple spot de surf. C’est devenu un théâtre planétaire, un lieu d’épreuves physiques et mentales, un cirque naturel qui défie les lois de la gravité. Ici, chaque vague est un rideau qui s’ouvre sur une performance. Et chaque ride, une tentative de gravure dans la mémoire collective du surf. Oui, Nazaré est vivante. Mais surtout, elle est en alerte.
Regarder Nazaré, c’est aussi comprendre ce qu’est le surf extrême
Regarder Nazaré, c’est aussi comprendre ce qu’est le surf extrême
Avec “Nazare - Open Season”, Tim Bonython n’a pas simplement filmé un swell. Il a capturé une essence. Celle de surfeurs lancés à pleine vitesse vers un mur d’eau mouvant, sans garantie de sortie. Celle d’une culture où le danger est la norme, la maîtrise une obsession, la beauté un combat. Et à travers ses images, c’est tout un pan du surf mondial qu’il sublime : celui qui ne cherche pas la vague parfaite, mais celle qui semble impossible à surfer.
Alors que la saison ne fait que commencer, une chose est déjà sûre : l’hiver 25/26 ne sera pas tranquille. Il sera immense. Et Nazaré, plus vivante que jamais.
- Tow-in : technique de surf utilisée dans les très grosses vagues, où le surfeur est tracté par un jet-ski ou un autre engin motorisé pour prendre suffisamment de vitesse afin d’entrer dans des vagues trop puissantes ou rapides pour être surfées à la rame traditionnelle. ↩︎
- Tim Bonython : https://www.instagram.com/tim_bonython_swellchasers/ ↩︎
- Le terme paddle-in désigne une technique de surf de grosses vagues où le surfeur rame avec ses bras pour prendre la vague, sans aide motorisée. ↩︎
- Take off : entrée dans la vague ↩︎
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