Au Portugal, manifestation contre la réforme migratoire
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Short summary: Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi 17 avril à Lisbonne, devant l’Assemblée de la République, pour dénoncer les politiques
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- Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi 17 avril à Lisbonne, devant l’Assemblée de la République, pour dénoncer les politiques jugées « anti-immigration » du gouvernement portugais.
- Cette mobilisation, organisée à l’initiative de l’Associação Solidariedade Imigrante, s’inscrit dans une série de rassemblements qui se succèdent depuis plusieurs mois.
- Elle coïncidait cette fois avec la reprise des travaux parlementaires.
- Au sommaire Toggle Une contestation face au projet de réforme migratoireDes revendications multiplesLes tensions autour de l’application de la loiUne fracture politique et sociétaleUn débat qui dépasse le Portugal Une contestation face au projet de réforme migratoire En juillet 2025, la majorité parlementaire, avec le soutien du parti d’extrême droite Chega, avait fait adopter un ensemble de mesures restrictives sur l’immigration.
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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi 17 avril à Lisbonne, devant l’Assemblée de la République, pour dénoncer les politiques jugées "anti-immigration" du gouvernement portugais. Cette mobilisation, organisée à l’initiative de l’Associação Solidariedade Imigrante, s’inscrit dans une série de rassemblements qui se succèdent depuis plusieurs mois. Elle coïncidait cette fois avec la reprise des travaux parlementaires.
Une contestation face au projet de réforme migratoire
Une contestation face au projet de réforme migratoire
En juillet 2025, la majorité parlementaire, avec le soutien du parti d’extrême droite Chega, avait fait adopter un ensemble de mesures restrictives sur l’immigration. Le texte avait ensuite été censuré par le Tribunal constitutionnel, qui avait invalidé plusieurs dispositions, notamment celles relatives au regroupement familial.
La reprise des débats parlementaires sur la loi des étrangers et la loi de la nationalité a ravivé les inquiétudes. « Nous voulons défendre le droit de vivre en famille, de travailler légalement et d’être traités avec dignité », explique Timóteo Macedo, président de Solidariedade Imigrante 1. Aux côtés de son organisation, la Casa do Brasil de Lisboa 2, la plus ancienne institution d’aide aux immigrés, a appelé à la mobilisation.
Des revendications multiples
Des revendications multiples
La plateforme revendique un droit effectif au travail et aux études, une réduction des délais de régularisation, la libération des personnes retenues dans des centres de rétention administrative sans condamnation pénale, ainsi qu’un respect accru de la dignité des immigrés.
Une lettre ouverte, signée par des artistes, chercheurs et responsables politiques, souligne la contribution des immigrés à la société portugaise. Elle rappelle que ces derniers représentent une part croissante de la main-d’œuvre nationale et qu’ils sont essentiels dans des secteurs clés comme la construction, le nettoyage ou l’agriculture. En 2024, les travailleurs étrangers ont versé 3,64 milliards d’euros à la Sécurité sociale.
Les signataires insistent sur le rôle décisif joué par ces populations : « Les immigrés enrichissent le pays sur les plans social, économique et culturel. Ils garantissent la viabilité du système social et contribuent à la croissance démographique. »
Les tensions autour de l’application de la loi
Les tensions autour de l’application de la loi
Les critiques visent également la nouvelle Unidade Nacional de Estrangeiros e Fronteiras (UNEF) 3, créée en août 2024 et rattachée à la police. Cette unité est habilitée à contrôler dans la rue les personnes soupçonnées d’irrégularité documentaire et à engager des procédures d’expulsion. Les associations dénoncent un climat de stigmatisation et de peur, accusant l’exécutif de criminaliser des travailleurs intégrés mais toujours en attente d’un titre de séjour.
La lenteur de l’Agência para a Integração, Migrações e Asilo (AIMA) constitue un autre point de crispation. De nombreux immigrés affirment attendre depuis plus de 3 ans la délivrance de documents essentiels, ce qui les maintient dans une précarité administrative et sociale.
Une fracture politique et sociétale
Une fracture politique et sociétale
Pour les partisans de la réforme, l’accélération des procédures et le renforcement des contrôles sont nécessaires afin de restaurer « la crédibilité de l’État » et de mieux gérer les flux migratoires. Le gouvernement, qui s’appuie sur l’argument des nouvelles règles européennes, promet de concilier efficacité et respect des droits fondamentaux.
Mais les manifestants voient dans cette orientation une tentative de restreindre leurs libertés et de répondre à la montée du discours anti-immigrés. Les signataires de la lettre ouverte rappellent par ailleurs que le Portugal, terre d’émigration au XXᵉ siècle, a une responsabilité morale et constitutionnelle à accueillir ceux qui viennent aujourd’hui chercher des conditions de vie meilleures.
Un débat qui dépasse le Portugal
Un débat qui dépasse le Portugal
Au-delà des débats nationaux, la réforme est suivie de près par les institutions européennes, attentives au respect des droits fondamentaux et à la conformité avec le droit communautaire. La Commission européenne a déjà rappelé que les États membres doivent éviter toute dérive contraire aux principes de la Convention européenne des droits de l’homme.
La confrontation de ce mercredi traduit ainsi un clivage plus profond : entre un gouvernement qui promet d’accélérer les procédures d’éloignement et des citoyens, souvent travailleurs intégrés, qui réclament reconnaissance et stabilité. Dans les rues de Lisbonne, les pancartes résumaient cette contradiction : « Sem direitos, não há integração », « Sans droits, il n’y a pas d’intégration ».
- Solidariedade Imigrante : https://solidariedadeimigrante.wordpress.com/ ↩︎
- Casa do Brasil de Lisboa : https://www.instagram.com/casadobrasildelisboa/ ↩︎
- UNEF : https://diariodarepublica.pt/dr/detalhe/lei/55-c-2025-925904931 ↩︎
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