Les plus importants syndicats portugais appellent à la grève générale
Author: Portugal.fr — · Updated:
Short summary: Pour la première fois depuis plus de 10 ans, les deux principales confédérations syndicales portugaises, la CGTP et l’UGT, appellent
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- Pour la première fois depuis plus de 10 ans, les deux principales confédérations syndicales portugaises, la CGTP et l’UGT, appellent conjointement à une grève générale nationale.
- La date est fixée au 11 décembre.
- Cette annonce, faite samedi 9 novembre à l’issue d’une grande manifestation à Lisbonne, intervient dans un contexte de forte contestation contre le projet de réforme du Code du travail, actuellement en discussion au sein de la concertation sociale.
- Le climat social, qui se durcissait depuis plusieurs semaines, semble avoir franchi un seuil décisif.
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Pour la première fois depuis plus de 10 ans, les deux principales confédérations syndicales portugaises, la CGTP et l’UGT, appellent conjointement à une grève générale nationale. La date est fixée au 11 décembre. Cette annonce, faite samedi 9 novembre à l’issue d’une grande manifestation à Lisbonne, intervient dans un contexte de forte contestation contre le projet de réforme du Code du travail, actuellement en discussion au sein de la concertation sociale. Le climat social, qui se durcissait depuis plusieurs semaines, semble avoir franchi un seuil décisif.
Une unité syndicale retrouvée face au « paquet travail »
Une unité syndicale retrouvée face au « paquet travail »
La CGTP (Confederação Geral dos Trabalhadores Portugueses) 1 a officialisé l'appel à la grève à l’issue d’une marche nationale rassemblant, selon ses estimations, plus de 100.000 manifestants dans les rues de Lisbonne. Une foule compacte a défilé de Saldanha aux Restauradores, en passant par l’Avenida da Liberdade, dans une mobilisation marquée par les slogans hostiles à la réforme portée par la ministre du Travail, Maria do Rosário Palma Ramalho.
Fait inédit depuis 2013 : l’UGT (União Geral de Trabalhadores) 2, historiquement plus modérée, s’est alignée sur la date et sur la forme. Cette convergence inattendue entre deux centrales longtemps rivales souligne la gravité perçue du projet gouvernemental. « Le moment exige l’unité », a déclaré une source officielle de l’UGT au quotidien Observador 3. La dernière grève générale conjointe remontait à la période de crise financière, alors que le Portugal était placé sous la tutelle de la troïka.
Une réforme contestée du Code du travail
Une réforme contestée du Code du travail
Le projet de réforme du Code du travail, porté par le gouvernement portugais, prévoit la révision de plus d'une centaine d’articles, selon les informations disponibles. Si le contenu précis des amendements n’a pas encore été présenté en détail au Parlement, la CGTP dénonce déjà un « recul historique des droits des travailleurs » et une tentative de flexibilisation accrue des conditions d’emploi.
Dans son discours du 9 novembre, Tiago Oliveira, secrétaire général de la CGTP, a parlé d’un « véritable tournant antisocial » et a qualifié certaines propositions d’« inconstitutionnelles ». Il dénonce notamment une volonté d’affaiblir la négociation collective, de faciliter les licenciements et de banaliser le recours aux contrats précaires.
Un contexte politique encore incertain
Un contexte politique encore incertain
Interrogé sur la grève générale, le Président de la République Marcelo Rebelo de Sousa a appelé à la prudence. Lors d’une cérémonie à Vila Viçosa, il a rappelé que le processus législatif est encore loin d’être finalisé : « Le processus n’en est qu’à ses débuts », a-t-il déclaré, soulignant que la réforme doit encore passer par la concertation sociale, les partis et le Parlement, probablement pas avant début 2026.
Le chef de l’État a également fait le lien avec le calendrier budgétaire. La discussion du budget de l’État pour 2026, actuellement en cours, pourrait avoir un impact sur la trajectoire de la réforme. Mais pour les syndicats, le signal envoyé par l’exécutif est suffisamment clair pour justifier une mobilisation nationale d’ampleur avant même le passage du texte en session parlementaire.
Une grève aux airs de test pour le gouvernement
Une grève aux airs de test pour le gouvernement
Cette grève générale ne vise pas uniquement le contenu du « paquet travail », mais aussi la méthode. Les syndicats dénoncent un dialogue social tronqué et une précipitation gouvernementale jugée inacceptable. La CGTP accuse l’exécutif d’avoir lancé la réforme sans concertation réelle avec les partenaires sociaux, tandis que l’UGT critique le manque de garanties sur la préservation des droits acquis.
Le 11 décembre pourrait ainsi devenir un moment clé de l’agenda politique portugais : un test grandeur nature de la capacité du gouvernement à faire passer une réforme sensible, dans un climat social qui se radicalise. La forte mobilisation attendue sera observée de près par les partis d’opposition, mais aussi par les milieux économiques.
Un retour des grandes mobilisations ?
Un retour des grandes mobilisations ?
Si la mobilisation du 9 novembre rappelle par sa forme les grands défilés de la crise de la dette, elle s’inscrit dans un contexte différent. Le chômage est aujourd’hui relativement bas, l’économie reste stable, et l’inflation a ralenti. Mais l’insatisfaction monte, alimentée par le manque de hausses salariales réelles, la précarité dans les secteurs publics, et la hausse du coût de la vie.
Pour les syndicats, cette grève est donc aussi l’expression d’un ras-le-bol général. Et pour le gouvernement, elle constitue un avertissement : la paix sociale ne peut être tenue pour acquise, même en période de croissance. Le 11 décembre, les regards seront tournés vers les rues portugaises. Mais aussi vers les coulisses du pouvoir, où se jouera l’équilibre entre réformes structurelles et consensus social.
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