La menace néonazie existe-t-elle vraiment au Portugal ?
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Short summary: Le Portugal, longtemps perçu comme un pays épargné par les extrémismes violents, fait aujourd’hui face à une réalité qui inquiète
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- Le Portugal, longtemps perçu comme un pays épargné par les extrémismes violents, fait aujourd’hui face à une réalité qui inquiète bien au-delà de ses frontières.
- Le démantèlement, le 17 juin 2025, du groupe d’extrême droite Movimento Armilar Lusitano (MAL), accusé de préparer un assaut contre l’Assemblée de la République, jette une lumière crue sur l’émergence de courants néonazis radicaux dans un pays à la mémoire encore vive de la dictature salazariste.
- Au sommaire Toggle Une opération policière sans précédentUn projet insurrectionnel inspiré de modèles étrangersDes ramifications politiques et sociales sensiblesLes groupuscules neonazis au PortugalMovimento Armilar Lusitano : une cellule néonazie armée, démantelée à tempsLe groupe 1143 : une pieuvre numérique aux velléités paramilitairesErgue-te : l’ombre d’un parti fantôme aux idées très concrètesPortugal Hammerskins et Blood & Honour : les racines du néonazisme militant portugaisUne Europe en alerte face à la haineUn enjeu politique majeur dans un climat d’instabilitéUn phénomène souterrain désormais visible Une opération policière sans précédent Menée par la Police judiciaire portugaise (PJ), l’opération « Desarme 3D » a permis l’arrestation de six membres du MAL, dont un chef de la police de Lisbonne, au mois de juin 2025.
- Quinze perquisitions ont été menées dans la région de la Grande Lisbonne, mettant au jour un arsenal d’armes impressionnant : fusils de chasse, pistolets, armes blanches, explosifs artisanaux, mais aussi armes imprimées en 3D.
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Le Portugal, longtemps perçu comme un pays épargné par les extrémismes violents, fait aujourd’hui face à une réalité qui inquiète bien au-delà de ses frontières. Le démantèlement, le 17 juin 2025, du groupe d’extrême droite Movimento Armilar Lusitano (MAL), accusé de préparer un assaut contre l’Assemblée de la République, jette une lumière crue sur l’émergence de courants néonazis radicaux dans un pays à la mémoire encore vive de la dictature salazariste.
Une opération policière sans précédent
Une opération policière sans précédent
Menée par la Police judiciaire portugaise (PJ), l’opération « Desarme 3D » a permis l’arrestation de six membres du MAL, dont un chef de la police de Lisbonne, au mois de juin 2025. Quinze perquisitions ont été menées dans la région de la Grande Lisbonne, mettant au jour un arsenal d’armes impressionnant : fusils de chasse, pistolets, armes blanches, explosifs artisanaux, mais aussi armes imprimées en 3D. L’utilisation de ces technologies bon marché (moins de 200 € pour certaines armes) souligne la sophistication et l’ingéniosité inquiétantes du groupe.
Outre le matériel, les enquêteurs ont découvert une documentation idéologique explicite : tracts, livres d’Adolf Hitler, et une activité numérique intense sur Telegram, où le groupe animait un canal regroupant près de 900 membres. Ces plateformes fermées ont servi de terrain de recrutement et de propagande, souvent tournées vers les jeunes, comme l’a souligné Luís Neves, directeur de la PJ.
Un projet insurrectionnel inspiré de modèles étrangers
Un projet insurrectionnel inspiré de modèles étrangers
Le MAL nourrissait un projet de coup d’éclat : pénétrer armés dans l’enceinte du Parlement portugais, à l’image de l’invasion du Capitole américain en 2021 ou de celle des institutions brésiliennes en 2023. À défaut d’avoir pu cibler la résidence présidentielle, jugée trop sécurisée, le groupe aurait planifié une offensive contre l’Assemblée, avec entraînements paramilitaires à l’appui. Les membres portaient sur eux des sacs de survie prêts à l’emploi, révélant une préparation opérationnelle avancée.
Des ramifications politiques et sociales sensibles
Des ramifications politiques et sociales sensibles
La presse portugaise souligne la proximité idéologique entre le MAL et d’autres groupes d’extrême droite tels qu’Ergue-te ou 1143, ainsi que des affinités avec certains cadres du parti Chega, aujourd’hui première force d’opposition au Parlement. Le nom de Manuel Matias, père de la députée Rita Matias (Chega), est apparu parmi les contacts du groupe.
Le phénomène inquiète d’autant plus que le recrutement viserait spécifiquement des agents de sécurité, policiers ou militaires. Cette stratégie d’infiltration des institutions républicaines est perçue comme une menace directe à la souveraineté démocratique du pays. Le quotidien Correio da Manhã parle d’une tentative de "prise du pouvoir par les armes" et d’un danger pour "notre souveraineté".
Les groupuscules neonazis au Portugal
Les groupuscules neonazis au Portugal
Longtemps considéré comme un pays épargné par les extrêmes droites les plus radicales, le Portugal voit émerger, depuis une dizaine d’années, une série de groupuscules néonazis structurés, violents et ultra-minoritaires. Agissant souvent en marge des partis comme Chega, mais parfois liés à eux par des individus ou des relais idéologiques, ces groupes cultivent une vision racialiste et insurrectionnelle, souvent inspirée de la mouvance skinhead, du national-socialisme ou de l’extrême droite européenne des années 1990.
Derrière des noms discrets ou symboliques - Movimento Armilar Lusitano, 1143, Ergue-te - se dessine une galaxie de micro-organisations paramilitaires, conspirationnistes et racialistes, bien plus dangereuses qu’elles ne sont visibles. Leur point commun : un rejet absolu des institutions démocratiques, une volonté assumée de renverser l’ordre établi, et une obsession de la « pureté nationale » au nom d’un Portugal mythifié.
Ce chapitre retrace leur ancrage, leurs figures, leurs discours et leurs actions, en soulignant à quel point leur virulence idéologique contraste avec leur faible représentativité publique – et pourquoi, malgré leur marginalité, ils doivent être pris au sérieux.
Movimento Armilar Lusitano : une cellule néonazie armée, démantelée à temps

Fondé en 2018, le Movimento Armilar Lusitano (MAL) est un groupe d’extrême droite d’inspiration néonazie, apparu dans l’ombre mais actif dans les réseaux depuis la pandémie. Sous couvert de patriotisme radical, il défendait une vision xénophobe, anti-démocratique et violente du Portugal, avec pour projet de créer un mouvement politique soutenu par une milice armée. Le groupe était particulièrement actif en ligne, via des canaux fermés comme Telegram, où circulaient des appels à la haine, à l’insurrection, et des messages conspirationnistes. Le MAL entretenait des liens avec d’autres mouvances extrémistes portugaises, notamment via des symboles, livres ou drapeaux communs, et revendiquait une hostilité frontale aux institutions de l’État.
L’objectif affiché : bâtir un véritable mouvement politique appuyé sur une milice armée, capable d’actions subversives contre l’État portugais. L’idéologie du groupe s’inspire des pires dérives du national-socialisme du XXe siècle, comme en témoignent les drapeaux, ouvrages, symboles et manifestes saisis lors des perquisitions. Ce n’était plus de la rhétorique, mais une préparation concrète et méthodique d’un projet insurrectionnel.
Parmi ses sympathisants figurait Bruno Gonçalves, haut gradé de la police municipale de Lisbonne, ainsi que des membres issus d'autres forces de sécurité. Une liste de soutien interne mentionnait également Manuel Matias, ex-assistant parlementaire de Chega et père de la députée Rita Matias, bien qu’il ait nié toute affiliation. Le groupe avait tenté de structurer une véritable cellule paramilitaire, avec entraînements tactiques, recrutement ciblé et usage de technologies comme l'impression 3D d’armes à feu. Son objectif ultime aurait été une action directe contre le Parlement, envisagée dans des discussions internes.
En juin 2025, une vaste opération antiterroriste baptisée Desarme 3D met fin à ses activités : six personnes sont arrêtées, un arsenal est saisi, et plusieurs membres sont placés en détention préventive.
Le groupe 1143 : une pieuvre numérique aux velléités paramilitaires

Né dans les tribunes du Sporting Clube de Portugal, le groupe 1143 a progressivement abandonné son ancrage ultra pour se reconfigurer en organisation néonazie structurée, islamophobe et activement présente sur les réseaux sociaux. Son nom fait référence à l’année de naissance officielle du royaume du Portugal (1143, Traité de Zamora), un choix hautement symbolique qui traduit l’ambition de « reconquête » nationale mise en avant par ses membres. Depuis 2023, sous l’impulsion de leur leader charismatique et dangereux, Mário Machado, les militants de 1143 déploient une stratégie de conquête du territoire numérique, avec plus de 2500 membres recensés sur leur canal Telegram central, et une dizaine de déclinaisons locales disséminées dans tout le pays.
Le mode opératoire du groupuscule rappelle les mécanismes bien rodés des extrêmes droites européennes : création de fausses informations, diffusion de discours racistes, islamophobes et anti-LGBTQ+, incitation à la haine et à l’action directe. Le groupe affiche une rhétorique guerrière, parfois à la limite du délire paramilitaire, promettant de défendre « la nation » en cas de guerre civile. Dans la réalité, cette virulence se manifeste par des slogans haineux peints sur les murs, des vidéos de harcèlement de passants racisés, et des appels à l’action sur les réseaux.
Le groupe est dirigé par une figure emblématique de l’extrême droite radicale portugaise : Mário Machado. Multirécidiviste, condamné pour violences, incitation à la haine, détention d’armes, et impliqué dans le meurtre d’Alcindo Monteiro en 1995, ce skinhead notoire continue à propager sa vision d’un Portugal blanc et chrétien depuis ses canaux numériques. En 2024, il n’a pas hésité à défiler dans les rues de Lisbonne « contre l’islamisation de l’Europe », quelques semaines avant les élections qui ont vu l’entrée de 50 députés du parti Chega au Parlement.
1143 agit comme une hydre idéologique, mêlant nostalgie salazariste, nationalisme ethnique et appel à la remigration. Son fonctionnement en réseau, son habileté à s’adapter aux codes numériques, et sa capacité à mobiliser de jeunes recrues radicalisées en ligne posent une question cruciale : comment répondre efficacement à des groupes qui investissent les interstices du numérique pour préparer un projet politique fondé sur la haine ? Le Portugal, souvent présenté comme un bastion modéré au sein de l’Europe, découvre avec 1143 une version plus insidieuse et inquiétante du néonazisme du XXIe siècle.
Ergue-te : l’ombre d’un parti fantôme aux idées très concrètes

Le parti Ergue-te, littéralement « Soulève-toi », incarne l’un des visages les plus radicaux de l’extrême droite portugaise. Anciennement connu sous le nom de Parti national rénovateur (PNR), cette formation a vu le jour en 2000 à partir des cendres d’un ancien parti centriste, infiltré au tournant des années 2000 par des militants issus du Mouvement d’action nationale, un groupuscule néonazi. Avec ses slogans sans nuance tels que « Travail et Nation » ou « Le Portugal aux Portugais », Ergue-te affiche une vision ethniciste, identitaire et résolument opposée à la société pluraliste contemporaine. Son changement de nom en 2020 n’a pas modifié le fond idéologique du parti, mais visait à lui donner un vernis de modernité dans un contexte où l’extrême droite institutionnelle, notamment Chega, gagnait du terrain.
Si Ergue-te n’a jamais pesé électoralement, sa virulence doctrinale, son activisme numérique et ses alliances internationales inquiètent. Partenaire de l’Alliance européenne des mouvements nationaux, il partage la scène avec d’autres partis ultranationalistes tels que le Jobbik hongrois ou le Front national historique. Le programme électoral de 2024 donne le ton : rejet du multiculturalisme, abrogation du droit de grève, opposition à l’euthanasie et au mariage homosexuel, remise en cause du droit du sol au profit d’une logique de filiation ethnique. La rhétorique est anxiogène, tournée contre l’islam, les élites, les minorités sexuelles et le cadre européen. L’OTAN et l’UE sont considérées comme des menaces à la souveraineté nationale ; quant à la société libérale, elle est décrite comme décadente et « à purifier ».
L’épisode le plus marquant de l’histoire récente d’Ergue-te reste l’ascension fulgurante puis la chute de Rui Fonseca e Castro, ex-magistrat radié de la justice en 2021 pour ses discours conspirationnistes, insultes publiques et appels à la désobéissance civile durant la pandémie de COVID-19. Avocat au Brésil pendant une décennie, il revient au Portugal pour incarner une extrême droite antisystème, autoritaire et paranoïaque. Après des passages express dans plusieurs micro-partis comme ADN ou Volt, il devient secrétaire général d’Ergue-te en décembre 2024, puis son président. Sa rhétorique virulente, où se mêlent appel à la loi naturelle, haine de la démocratie parlementaire et obsession des « droits des vrais Portugais », aboutit à l’échec : le parti est dissous en 2025 pour irrégularités financières et comptables. Certains analystes estiment que ce parti a servi de laboratoire radical pour tester des idées désormais reprises de manière plus modérée par des formations comme Chega.
Portugal Hammerskins et Blood & Honour : les racines du néonazisme militant portugais

L’extrême droite radicale portugaise contemporaine puise une partie de ses racines dans deux organisations fondatrices : les Portugal Hammerskins (PHS) et Blood & Honour Portugal (B&H). Apparues entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, ces deux structures se sont constituées autour de la culture skinhead néonazie, avec une forte composante violente, identitaire et transnationale. Inspirées des modèles anglo-saxons et germaniques, elles ont installé au Portugal une logique de réseau militant fondé sur la musique, la symbolique raciale et la glorification de la violence, posant ainsi les fondations d’un militantisme néonazi structuré dans le pays.
Les Portugal Hammerskins sont directement affiliés au mouvement international Hammerskin Nation, né aux États-Unis dans les années 1980. Ils fonctionnent selon une logique de chapitres, avec une hiérarchie rigide, un culte de la force physique, des codes cryptés (notamment le 838, référence au slogan « Hail the Hammerskin ») et un rejet absolu du multiculturalisme. Actifs dans la région de Lisbonne mais aussi à Porto, les membres des PHS ont été impliqués dans plusieurs affaires criminelles, notamment l’assassinat raciste d’Alcindo Monteiro en 1995, qui a marqué durablement la conscience portugaise. Ce meurtre, commis par un groupe d’activistes skinheads liés aux réseaux hammerskin, a révélé l’ampleur de la radicalisation néonazie déjà présente dans les milieux ultras des stades et certains quartiers.
De son côté, Blood & Honour Portugal s’est davantage concentré sur le volet culturel et idéologique. Fondé par d’anciens membres du groupe skinhead Ordem Lusa, il s’est structuré autour de l’organisation de concerts néonazis (souvent dans la région de Porto) et de la diffusion de musique identitaire via des labels clandestins. Ce réseau a permis l’importation d’ouvrages racistes, de drapeaux à croix celtique et d’autres symboles extrémistes, tout en nouant des liens avec des formations espagnoles, allemandes ou britanniques. La tension entre PHS et B&H s’est matérialisée à plusieurs reprises par des affrontements internes, mais leurs logiques restent complémentaires : l’un par la terreur de rue, l’autre par l’enracinement culturel et le recrutement en ligne.
Aujourd’hui encore, ces deux structures, bien qu’en perte de visibilité médiatique, continuent d’influencer les nouveaux groupuscules néonazis portugais. Leurs slogans, leurs symboles, leur esthétique visuelle et leurs récits mythologiques irriguent les discours de groupes comme le MAL ou 1143, qui s’inscrivent dans cette continuité. Le développement des canaux numériques a simplement déplacé le champ d’action, sans en altérer les racines. Comprendre cette généalogie idéologique est essentiel pour décrypter les dynamiques actuelles de l’ultra-droite portugaise.
Une Europe en alerte face à la haine
Une Europe en alerte face à la haine
Le Conseil de l’Europe s’est dit, dans un rapport publié le 18 juin, profondément préoccupé par la montée des discours de haine et des violences racistes motivées par la haine au Portugal. Ce constat alarmant intervient alors que 3 agressions violentes, attribuées à des groupuscules néonazis, ont été recensées en l’espace de quatre jours : à Porto, deux femmes distribuant de la nourriture à des sans-abri ont été attaquées ; à Lisbonne, l’acteur Adérito Lopes a été agressé devant le théâtre A Barraca ; à Guimarães, un homme a été violemment pris à partie en pleine rue.
Ce regain de violence, bien que porté par des groupes minoritaires, révèle une radicalisation plus diffuse de certains pans de la société portugaise. Selon la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), les discours de haine visent principalement les migrants, les personnes noires, les Roms et la communauté LGBTQIA+. Les chiffres sont sans équivoque : les plaintes pour crimes de haine sont passées de 63 en 2019 à 347 en 2024. L’ECRI évoque un phénomène structurel, encouragé par la désinformation, la manipulation en ligne et une montée de l’intolérance identitaire.
Face à cette dérive, la société civile s’organise et manifeste dans plusieurs villes portugaises. Le mot d’ordre, clair et fédérateur : « Nous ne voulons pas vivre dans un pays de peur. » Ce rejet public de la haine raciste et néonazie s’est exprimé avec une vigueur rare, symbole d’un attachement profond aux valeurs démocratiques, encore fragilisées.
Pour les chercheurs et les observateurs européens, le cas portugais ne peut plus être traité comme une exception. La chercheuse Rita Guerra, coordinatrice du projet Knowhate, souligne que les mécanismes de haine en ligne observés au Portugal sont comparables à ceux présents ailleurs en Europe. La banalisation du racisme, l’incitation à la violence et la circulation transnationale des idées néonazies imposent une vigilance accrue et une coopération renforcée entre États membres.
Un enjeu politique majeur dans un climat d’instabilité
Un enjeu politique majeur dans un climat d’instabilité
Le Premier ministre Luís Montenegro, confronté à une Assemblée fragmentée et à la montée du populisme, a alerté sur les dangers d’un climat politique instable. Tandis que le Parlement débattait du programme gouvernemental, l’opération anti-terroriste jetait une ombre sur la démocratie portugaise. Le gouvernement a d’ailleurs annoncé réfléchir à des mesures fortes, dont une possible réforme de la loi sur la nationalité en cas de crime grave.
Le défi posé par les néonazis du MAL dépasse la simple logique sécuritaire. Il interroge la résilience démocratique d’un pays confronté à la normalisation des discours radicaux, à la désinformation, et à l’essor de réseaux extrémistes transnationaux.
Un phénomène souterrain désormais visible
Un phénomène souterrain désormais visible
Le Portugal ne peut plus se penser à l’abri. Si la majorité des citoyens rejettent clairement l’idéologie néonazie, les signaux d’alarme s’accumulent. L’arsenal découvert, la structuration des groupes, les liens politiques potentiels, et l’usage de technologies d’armement bon marché illustrent une mutation inquiétante du terrorisme d’extrême droite au XXIe siècle.
À l’heure où d’autres pays européens ont vu surgir des cellules comparables, la menace n’est plus théorique. Elle impose une réaction politique, sociale et judiciaire à la hauteur. Car dans les interstices du Web et des failles du débat public, l’extrême droite armée trouve un terrain propice. Le Portugal, à son tour, en fait l’expérience.
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