41 Portugais morts en Ukraine : une guerre qui échappe aux radars
Author: Portugal.fr — · Updated:
Short summary: Ils sont partis souvent dans l’ombre, sans déclaration officielle, ni soutien consulaire. Portugais, ils ont rejoint les lignes de front
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- Ils sont partis souvent dans l’ombre, sans déclaration officielle, ni soutien consulaire.
- Portugais, ils ont rejoint les lignes de front en Ukraine, engagés volontairement aux côtés de Kyiv.
- Certains par conviction idéologique, d’autres pour des raisons plus floues.
- Leur présence, pourtant réelle, reste largement ignorée par l’opinion.
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Ils sont partis souvent dans l’ombre, sans déclaration officielle, ni soutien consulaire. Portugais, ils ont rejoint les lignes de front en Ukraine, engagés volontairement aux côtés de Kyiv. Certains par conviction idéologique, d’autres pour des raisons plus floues. Leur présence, pourtant réelle, reste largement ignorée par l’opinion. Et les chiffres, lorsqu’ils émergent, bousculent le silence. D’après les autorités russes, 41 ressortissants portugais seraient morts dans les combats. Une estimation aussi troublante que difficile à vérifier, qui révèle les zones grises d’une guerre mondialisée, où les trajectoires individuelles échappent aux États.
Des chiffres opaques et des zones grises
Des chiffres opaques et des zones grises
Selon des données publiées par l’ambassade de Russie à Lisbonne, 41 Portugais seraient morts sur le sol ukrainien à la date de mars 2025 ! L’information, émanant du ministère russe de la Défense, a été communiquée en réponse à un article de la revue Sábado 1 qui retraçait le quotidien d’un citoyen portugais engagé auprès des forces ukrainiennes.
Le chiffre avancé par Moscou n’a pour l’heure pas été confirmé par les autorités portugaises. Sollicité par la presse nationale, le ministère des Affaires étrangères n’a pas souhaité commenter. Il n’existe en effet aucune base de données publique ou officielle permettant de quantifier les citoyens portugais partis combattre à l’étranger. Et pour cause : beaucoup de ces départs se font en dehors de tout cadre légal ou administratif.
Les experts s’accordent à dire qu’il est très difficile de savoir combien de Portugais se trouvent encore à la ligne de front. Certains seraient passés par des brigades internationales telles que la Légion internationale d’Ukraine, d’autres auraient intégré des unités controversées comme le bataillon Azov. Le phénomène reste marginal, mais préoccupant.
Mercenaires ou volontaires ? Un statut contesté
Mercenaires ou volontaires ? Un statut contesté
Pour la Russie, ces combattants étrangers ne sont pas des soldats réguliers, mais des mercenaires. L’ambassade russe à Lisbonne affirme ainsi que « les citoyens étrangers qui participent aux hostilités en Ukraine sont des cibles militaires légitimes » puisqu’ils sont rémunérés et n’ont, selon Moscou, aucune protection juridique internationale. Une position qui fait craindre pour leur sécurité s’ils sont faits prisonniers.
En Europe, la qualification juridique de ces combattants demeure ambivalente. Si l’engagement volontaire dans une armée étrangère n’est pas toujours illégal, l’absence de statut clair les expose à des risques importants en cas de capture ou de blessure. La diplomatie portugaise, quant à elle, adopte une posture de prudence. Elle rappelle régulièrement qu’elle ne peut assurer aucune protection consulaire aux citoyens qui partent sans en informer les ambassades.
Une réalité ignorée par l’opinion
Une réalité ignorée par l’opinion
Dans les faits, ces trajectoires individuelles échappent largement à la couverture médiatique. Le journaliste Sérgio Furtado, qui a couvert à plusieurs reprises le conflit sur le terrain, souligne que les autorités n’ont pas de moyens concrets pour suivre ces parcours. « Il est rare que ces personnes signalent leur départ à l’ambassade. Elles disparaissent simplement des radars », explique-t-il.
La majorité des Portugais partis en Ukraine ne le font pas dans un cadre organisé par l’État. Ce sont des décisions personnelles, parfois impulsives, parfois idéologiques, qui relèvent d’un choix privé. Certains partent pour des raisons politiques, d’autres pour des raisons économiques, attirés par les soldes promises aux combattants étrangers. Mais tous partent à leurs risques et périls, sans filet de sécurité.
Une diplomatie silencieuse face à une guerre mondialisée
Une diplomatie silencieuse face à une guerre mondialisée
Le silence des autorités portugaises sur la question traduit une gêne politique. D’un côté, Lisbonne soutient activement l’Ukraine sur le plan diplomatique, humanitaire et militaire. De l’autre, reconnaître officiellement l’existence de ressortissants engagés dans le conflit, hors de tout cadre légal, pourrait avoir des répercussions internationales et intérieures.
Le Portugal, comme d’autres pays européens, se retrouve face à une guerre mondialisée où les lignes de droit s’effacent. Les citoyens devenus combattants soulèvent des questions de droit international, de responsabilité individuelle, et de gestion des retours. Faut-il les considérer comme des héros de la liberté ? Comme des mercenaires ? Ou comme des citoyens égarés ?
En attendant, les 41 morts avancés par la Russie demeurent sans visage. Ni hommages officiels, ni noms dans les journaux. Une guerre parallèle, discrète, que les États préfèrent ne pas regarder en face.
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