Portugal, seul pays d’Europe à enregistrer un excès de mortalité
Author: Portugal.fr — · Updated:
Short summary: Depuis le début du mois de décembre, les autorités sanitaires portugaises observent une tendance préoccupante : un excès de mortalité
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- Depuis le début du mois de décembre, les autorités sanitaires portugaises observent une tendance préoccupante : un excès de mortalité persistant, alors que le reste de l’Europe semble relativement épargné.
- Selon les données conjointes de la Direção-Geral da Saúde (DGS) et de l’Institut national de santé Ricardo Jorge (INSA), le pays enregistre depuis plus de 30 jours consécutifs des niveaux de décès supérieurs aux moyennes saisonnières.
- À deux reprises début janvier, le seuil des 500 morts par jour a été franchi, un pic jamais atteint depuis deux ans.
- Le phénomène, confirmé par les chiffres du réseau européen EuroMOMO, place le Portugal dans une situation singulière : il s’agit du seul pays européen ayant enregistré une mortalité jugée « très élevée » lors de la 52e semaine de 2025.
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Depuis le début du mois de décembre, les autorités sanitaires portugaises observent une tendance préoccupante : un excès de mortalité persistant, alors que le reste de l'Europe semble relativement épargné. Selon les données conjointes de la Direção-Geral da Saúde (DGS) et de l'Institut national de santé Ricardo Jorge (INSA), le pays enregistre depuis plus de 30 jours consécutifs des niveaux de décès supérieurs aux moyennes saisonnières. À deux reprises début janvier, le seuil des 500 morts par jour a été franchi, un pic jamais atteint depuis deux ans.
Le phénomène, confirmé par les chiffres du réseau européen EuroMOMO, place le Portugal dans une situation singulière : il s'agit du seul pays européen ayant enregistré une mortalité jugée "très élevée" lors de la 52e semaine de 2025. Alors que la plupart des autres pays européens ont retrouvé des niveaux conformes à la normale, la péninsule ibérique se distingue par une persistance du phénomène.
Une conjonction de facteurs saisonniers et structurels
Une conjonction de facteurs saisonniers et structurels
Les autorités sanitaires portugaises avancent plusieurs hypothèses pour expliquer cette situation. En premier lieu, une épidémie de grippe apparue plus tôt que prévu et ayant très rapidement touché les populations âgées. Le virus en circulation, identifié comme un sous-type H3N1, est reconnu pour sa virulence, en particulier chez les personnes vulnérables. L’intensité de sa propagation a surpris par sa rapidité.
À cela s'ajoutent des températures hivernales exceptionnellement basses dans plusieurs régions du pays. Or, comme le souligne l’INSA, le froid est un facteur aggravant pour les patients souffrant de pathologies chroniques, notamment cardiaques et respiratoires. L’effet combiné de la grippe et du froid renforce donc les risques pour les populations les plus fragiles, en particulier les seniors.
Mais les causes profondes sont également d'ordre social. Selon Bernardo Gomes, président de l’Association nationale des médecins de santé publique, l’excès de mortalité prolongé n’est pas une surprise. Il rappelle que le Portugal fait face à un vieillissement accéléré de sa population, à des déficiences du parc immobilier et à un niveau de précarité énergétique élevé. Autant de fragilités structurelles qui exposent davantage lors de vagues de froid ou de pics viraux.
Des données provisoires et un bilan en suspens
Des données provisoires et un bilan en suspens
Les chiffres de la fin d’année 2025 parlent d’eux-mêmes : 122 000 décès ont été enregistrés au Portugal, contre 116 000 en 2024. Pour le seul mois de décembre, 12 842 personnes sont décédées, soit près de 2000 de plus qu’un an plus tôt. Cela représente une surmortalité de 22% par rapport aux valeurs habituelles pour la saison.
Cela représente une surmortalité de 22% par rapport aux valeurs habituelles pour la saison.
Pour autant, les autorités sanitaires appellent à la prudence. Le rapport définitif sur les causes et la répartition exacte des décès est encore attendu. Il devra notamment distinguer ce qui relève directement de la grippe ou du froid, et ce qui est lié à d’autres facteurs sanitaires ou sociaux. En attendant, la vigilance reste de mise, et les autorités continuent de recommander la vaccination, en particulier pour les publics fragiles.
Ce pic hivernal de mortalité, s’il s’avère conjoncturel, met aussi en lumière des failles structurelles persistantes. La santé publique ne se joue pas seulement à l’hôpital ou dans les laboratoires : elle est également liée au logement, à la prévention et aux politiques sociales. Sur ce terrain, le Portugal apparaît aujourd’hui particulièrement vulnérable.
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