Salaires des maires et conseillers municipaux au Portugal

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Short summary: À l’approche des élections municipales du 12 octobre 2025, les projecteurs se tournent à nouveau vers la rémunération des élus

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Salaires des maires et conseillers municipaux au Portugal
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À l’approche des élections municipales du 12 octobre 2025, les projecteurs se tournent à nouveau vers la rémunération des élus locaux portugais. Dans un pays où les disparités entre territoires restent fortes, les salaires des maires et des conseillers municipaux varient significativement en fonction de la taille du bassin électoral. Un système de rémunération proportionnel, prévu par le Statut des Élus Locaux 1, encadre ces montants afin de les ajuster à la responsabilité exercée et à la population desservie. Décryptage.

Des salaires indexés sur la fonction présidentielle

Des salaires indexés sur la fonction présidentielle

La base de calcul est claire : la rémunération des élus locaux est proportionnelle au salaire du président de la République. En 2025, Marcelo Rebelo de Sousa perçoit un salaire brut mensuel de 8370,14 euros. C’est sur cette base que sont déterminées les quatre tranches salariales applicables aux maires, selon la taille de leur commune en nombre d’électeurs.

La rémunération des élus locaux est proportionnelle au salaire du président de la République

Dans les deux plus grandes villes du pays, Lisbonne et Porto, les maires perçoivent 55 % du salaire présidentiel, soit 4604 euros brut mensuel, auxquels s’ajoutent des primes de représentation pouvant atteindre 1381 euros. Pour les villes de 40.000 électeurs ou plus, cette proportion tombe à 50 %, soit 4186 euros, tandis qu’elle s’établit à 45 % pour les communes de 10.000 à 40.000 électeurs (3767 euros) et à 40 % dans les municipalités de moins de 10.000 électeurs (3349 euros).

Ce découpage traduit la volonté de l’État portugais de reconnaître les charges croissantes qui pèsent sur les maires en fonction de la densité de leur territoire, mais aussi les moyens logistiques et humains à mobiliser pour administrer des villes de tailles très diverses.

Les adjoints au maire, rémunérés à 80 %

Les adjoints au maire, rémunérés à 80 %

Les conseillers municipaux exerçant leurs fonctions à temps plein touchent, quant à eux, 80 % du salaire de leur maire. Ainsi, un conseiller à plein temps à Lisbonne ou Porto reçoit 3683 euros brut par mois. Dans les grandes communes (40.000 électeurs et plus), cette rémunération s’élève à 3.348 euros ; elle passe à 3.013 euros dans les communes moyennes, et à 2.679 euros dans les plus petites villes.

Ces élus bénéficient également d’indemnités de représentation, bien qu’inférieures à celles des maires : entre 736 et 535 euros, selon la catégorie de la municipalité. En pratique, ces montants s’ajoutent à la rémunération de base et peuvent représenter un complément significatif.

Temps partiel et régime de non-permanence

Temps partiel et régime de non-permanence

Le cadre légal prévoit aussi la possibilité d’exercer en temps partiel. Dans ce cas, les conseillers municipaux perçoivent la moitié de la rémunération prévue pour un poste à plein temps. Cela signifie que dans une grande ville comme Lisbonne, un conseiller à mi-temps touche environ 1841 euros brut, tandis que dans une commune rurale de petite taille, ce montant descend à 1339 euros.

Enfin, pour les élus ne siégeant qu’en régime dit de non-permanence, la rémunération prend la forme de jetons de présence, calculés en pourcentage du salaire du maire. Selon leur fonction, ils perçoivent entre 2 % et 3 % de ce salaire par réunion : 2 % pour les conseillers municipaux et les membres de l’assemblée, 2,5 % pour les secrétaires d’assemblée, et 3 % pour les présidents d’assemblée.

Autrement dit, un élu non permanent à Lisbonne peut recevoir jusqu’à 92 euros par séance, contre environ 67 euros dans une petite commune. Si ces montants peuvent sembler modestes, ils s’additionnent parfois à d'autres revenus professionnels, puisque de nombreux élus non permanents exercent par ailleurs une activité principale.

Un système inégal, mais encadré

Un système inégal, mais encadré

Le lien entre rémunération et taille du corps électoral a pour objectif de garantir une certaine cohérence nationale, mais il met aussi en évidence des inégalités structurelles dans l’exercice des mandats locaux. Un maire de petite commune, bien que souvent confronté à une polyvalence extrême et à un manque de ressources, perçoit une rémunération inférieure à celle de ses homologues des grandes villes, mieux dotés en personnel et en infrastructures.

Pour certains syndicats d’élus locaux, cette grille pose question. Elle ne reflète pas toujours la réalité du travail effectué sur le terrain, notamment dans les zones rurales, où les maires endossent fréquemment plusieurs rôles, à la fois gestionnaires, médiateurs sociaux et relais de l’État. Le débat n’est pas nouveau, mais il pourrait resurgir à la faveur de la prochaine mandature.

308 communes et plus de 3000 assemblées à renouveler

308 communes et plus de 3000 assemblées à renouveler

Le 12 octobre prochain, les Portugais seront appelés aux urnes pour renouveler les exécutifs municipaux de 308 communes et élire les membres de 3259 assemblées de freguesia, un chiffre en hausse par rapport à 2021, en raison de la réintégration de 302 paroisses fusionnées lors de la réforme territoriale de 2012. Ce scrutin s’annonce donc particulièrement vaste, dans un pays où la proximité avec les élus reste une dimension essentielle de la vie démocratique locale.

La transparence salariale, bien qu’encadrée par la loi, reste encore peu connue du grand public. À l’heure où la confiance dans les institutions passe aussi par une meilleure information des citoyens, la publication régulière de ces données, notamment par la Direção-Geral das Autarquias Locais (DGAL) 2, constitue un levier de transparence nécessaire.

Si le système semble équilibré dans sa logique théorique, il pourrait toutefois être amené à évoluer, en intégrant de nouveaux paramètres tels que la typologie des territoires, le niveau de complexité administrative ou les critères de performance locale. À défaut d’un tel ajustement, les élus de terrain continueront de composer avec une équation budgétaire souvent défavorable, mais au service d’une démocratie locale qui demeure l’un des piliers de la République portugaise.

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