Des chercheurs portugais trouvent des microplastiques chez des oiseaux en l’Antarctique
Author: Portugal.fr — · Updated:
Short summary: Même les régions les plus isolées de la planète ne sont plus épargnées par la pollution plastique. Une étude internationale
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- Même les régions les plus isolées de la planète ne sont plus épargnées par la pollution plastique.
- Une étude internationale dirigée par des chercheurs de l’Université de Coimbra a révélé la présence de microplastiques et de contaminants chimiques chez plusieurs espèces d’oiseaux marins vivant dans des zones subantarctiques comme la Géorgie du Sud.
- Les travaux, menés avec la participation du British Antarctic Survey au Royaume-Uni, montrent que ces oiseaux, parfois classés comme vulnérables ou menacés, sont désormais exposés à des particules issues de l’activité humaine malgré l’éloignement extrême de leurs habitats naturels.
- Au-delà du constat scientifique, l’étude illustre surtout l’ampleur mondiale de la pollution marine moderne ; des fragments plastiques et composés chimiques liés à l’industrie sont désormais détectés jusque dans certains des écosystèmes les plus reculés de l’océan Austral.
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Même les régions les plus isolées de la planète ne sont plus épargnées par la pollution plastique. Une étude internationale dirigée par des chercheurs de l’Université de Coimbra a révélé la présence de microplastiques et de contaminants chimiques chez plusieurs espèces d’oiseaux marins vivant dans des zones subantarctiques comme la Géorgie du Sud.
Les travaux, menés avec la participation du British Antarctic Survey au Royaume-Uni, montrent que ces oiseaux, parfois classés comme vulnérables ou menacés, sont désormais exposés à des particules issues de l'activité humaine malgré l'éloignement extrême de leurs habitats naturels.
Au-delà du constat scientifique, l’étude illustre surtout l’ampleur mondiale de la pollution marine moderne ; des fragments plastiques et composés chimiques liés à l’industrie sont désormais détectés jusque dans certains des écosystèmes les plus reculés de l’océan Austral.
Des microplastiques retrouvés dans plusieurs espèces d’oiseaux marins
Des microplastiques retrouvés dans plusieurs espèces d’oiseaux marins
Les chercheurs ont analysé 7 espèces d'oiseaux marins subantarctiques. Au total, 1275 particules provenant de l'activité humaine ont été identifiées dans les systèmes digestifs des animaux étudiés, soit une moyenne d'environ 17 particules par individu.
Selon Joana Fragão, doctorante en biosciences à l’Université de Coimbra et au British Antarctic Survey, la majorité des particules retrouvées étaient d’origine synthétique. Environ 59 % correspondaient à des plastiques.
L’équipe scientifique a également identifié des particules d’origine naturelle mais issues de procédés industriels, notamment de la cellulose ou du coton transformés, susceptibles de contenir des colorants et autres composés persistants dans l’environnement.
Ces résultats confirment que les chaînes alimentaires marines des régions australes sont elles aussi touchées par la dispersion mondiale des déchets microscopiques. Les oiseaux marins constituent d’ailleurs des indicateurs particulièrement surveillés par les scientifiques car ils reflètent souvent l’état global des écosystèmes océaniques.
Des substances chimiques potentiellement préoccupantes
Des substances chimiques potentiellement préoccupantes
L'étude ne s'est pas limitée aux seuls microplastiques. Les chercheurs ont également analysé la présence de composés chimiques associés à la fabrication des plastiques dans les tissus des oiseaux, notamment dans le foie et les muscles.
Certains de ces composés sont considérés comme des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire des substances capables d'interférer avec le système hormonal des organismes vivants. Ces molécules préoccupent de plus en plus les scientifiques en raison de leurs effets potentiels sur la reproduction, le développement ou le métabolisme des espèces animales.
Filipa Bessa, coautrice de l’étude, souligne toutefois qu’aucun lien direct n’a encore été établi entre la présence simultanée de microplastiques et de ces contaminants chimiques. Les effets biologiques précis sur les oiseaux étudiés n’ont pas encore été évalués.
Pour les chercheurs, ces données permettent néanmoins de mieux comprendre l’exposition de la faune marine à différents types de pollution. Elles renforcent aussi les appels à développer des programmes internationaux de surveillance environnementale, y compris dans des régions longtemps considérées comme relativement préservées.
Une pollution désormais mondiale
Une pollution désormais mondiale
Cette nouvelle étude s’inscrit dans une série croissante de recherches montrant que les microplastiques circulent désormais à l’échelle planétaire. Ces particules ont déjà été retrouvées dans les profondeurs océaniques, dans l’eau potable, dans les glaces polaires ou encore dans certaines espèces destinées à l’alimentation humaine.
Le cas des régions subantarctiques possède toutefois une portée symbolique particulière. Ces territoires éloignés des grandes zones industrielles rappellent que la pollution plastique ne connaît pratiquement plus de frontières géographiques.
Face à cette situation, les scientifiques plaident pour un renforcement des mesures internationales visant à limiter les déchets marins, améliorer le recyclage et réduire l’utilisation de certains plastiques à usage unique.
Car même à des milliers de kilomètres des grandes villes et des centres industriels, les traces de l’activité humaine continuent désormais d’atteindre les écosystèmes les plus isolés de la planète.
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