{"version":"1.1","schema_version":"1.1.0","plugin_version":"1.1.2","url":"https://www.portugal.fr/Tinder-sous-marins-russes-et-base-de-lOTAN-au-Portugal.html","llm_html_url":"https://www.portugal.fr/Tinder-sous-marins-russes-et-base-de-lOTAN-au-Portugal.html/llm","llm_json_url":"https://www.portugal.fr/Tinder-sous-marins-russes-et-base-de-lOTAN-au-Portugal.html/llm.json","manifest_url":"https://www.portugal.fr/llm-endpoints-manifest.json","language":"fr-FR","locale":"fr_FR","title":"Tinder, sous-marins russes et base de l&rsquo;OTAN au Portugal : une étrange affaire d&rsquo;espionnage présumé","site":{"name":"Portugal.fr","url":"https://www.portugal.fr/"},"author":{"id":1,"name":"Portugal.fr","url":"https://www.portugal.fr/author/admin_portugal"},"published_at":"2026-09-17T15:04:00+00:00","modified_at":"2026-09-16T11:43:24+00:00","word_count":1235,"reading_time_seconds":371,"summary":"Tout commence par une rencontre sur Tinder. 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Quelques mois plus tard, un officier supérieur de la marine espagnole perd son habilitation de sécurité et quitte l&rsquo;un des centres névralgiques de l&rsquo;OTAN. Entre les deux : une relation amoureuse, des soupçons d&rsquo;espionnage russe, des sous-marins surveillés par l&rsquo;Alliance et, plus étonnant encore, un passage par une base de l&rsquo;OTAN au Portugal.\n\n\n\nL&rsquo;affaire, révélée par le quotidien britannique The Telegraph à partir notamment de documents judiciaires, ressemble par moments au scénario d&rsquo;un film d&rsquo;espionnage. Elle exige pourtant une précaution essentielle : rien ne permet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;affirmer réellement que la femme au centre des soupçons travaillait pour les services russes. Janina White, 49 ans, de nationalités britannique et polonaise et née en Union soviétique, nie catégoriquement avoir été une espionne. Elle n&rsquo;a pas été arrêtée et aucune preuve rendue publique n&rsquo;établit qu&rsquo;elle ait travaillé pour une puissance étrangère.\n\n\n\n\n\nAu sommaire\nToggle\nTout commence par une rencontre sur TinderL&rsquo;officier perd son accès à la base10 jours plus tard, le couple se retrouve dans une base de l&rsquo;OTAN au PortugalPuis apparaît un homme présenté comme membre du FSBLes histoires d&rsquo;espionnage sur Portugal.fr\nTout commence par une rencontre sur Tinder\n\n\n\n\n\n\n\nÀ l&rsquo;automne 2024, un officier supérieur espagnol affecté au Commandement maritime allié de l&rsquo;OTAN (MARCOM), à Northwood au Royaume-Uni, rencontre Janina White sur Tinder. La relation devient rapidement sérieuse : selon le récit de White, deux semaines plus tard, ils vivent ensemble dans un appartement de Ruislip, dans l&rsquo;ouest de Londres. Ils ouvrent un compte bancaire commun et envisagent leur avenir ensemble.\n\n\n\nLe poste occupé par le militaire rend cependant la situation particulièrement sensible. Le MARCOM constitue l&rsquo;un des centres stratégiques de la surveillance maritime de l&rsquo;Alliance. Il suit notamment l&rsquo;activité des sous-marins et navires militaires russes ainsi que celle des pétroliers sanctionnés associés à la « flotte fantôme » utilisée par Moscou.\n\n\n\nLe 12 décembre 2024, l&rsquo;officier fait entrer sa compagne à Northwood à l&rsquo;occasion d&rsquo;une fête de Noël. Il lui obtient un laissez-passer de visiteur valable une journée et nécessitant qu&rsquo;elle soit accompagnée. C&rsquo;est dans les mois qui suivent que des préoccupations de sécurité apparaissent au sein du MARCOM et que des investigations sont engagées par l&rsquo;OTAN et les autorités espagnoles.\n\n\n\nL&rsquo;officier perd son accès à la base\n\n\n\nL&rsquo;affaire prend une autre dimension au printemps 2025. Les autorités espagnoles suspendent l&rsquo;habilitation de sécurité nationale du militaire. Le 19 juin, le commandement de Northwood est informé de l&rsquo;enquête et son accès aux installations est révoqué dans l&rsquo;attente de ses conclusions.\n\n\n\nDès le lendemain, l&rsquo;officier est escorté hors de la base et remet son badge au personnel chargé de la sécurité. Le 29 juillet 2025, les autorités espagnoles mettent finalement un terme à son affectation au MARCOM.\n\n\n\nLe militaire conteste depuis la manière dont l&rsquo;affaire a été traitée. Après quelque 35 années de service, il estime avoir subi un processus d&rsquo;isolement professionnel et social aux conséquences considérables pour sa carrière et sa famille. Il est depuis retourné en Espagne.\n\n\n\n10 jours plus tard, le couple se retrouve dans une base de l&rsquo;OTAN au Portugal\n\n\n\n\n\n\n\nC&rsquo;est ici que l&rsquo;histoire prend une dimension directement portugaise. Une dizaine de jours seulement après la perte de son accès à Northwood, l&rsquo;officier espagnol se rend avec Janina White au quartier général maritime à haut niveau de préparation de l&rsquo;OTAN situé à Oeiras, près de Lisbonne.\n\n\n\nLa présence de White dans cette installation militaire est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des épisodes les plus étonnants de l&rsquo;affaire. La principale intéressée reconnaît être entrée dans la base, mais affirme n&rsquo;avoir jamais eu accès à une zone hautement sécurisée ni à la moindre information classifiée.\n\n\n\nSelon son récit au Telegraph, son compagnon travaillait dans les installations tandis qu&rsquo;elle attendait notamment près de la piscine en buvant du café et du thé. Aucun élément publié à ce jour ne démontre qu&rsquo;elle ait accédé à des données confidentielles au Portugal. \n\n\n\nCe détail est important : sa présence à Oeiras peut sembler spectaculaire au regard de l&rsquo;enquête en cours, mais elle ne constitue pas en elle-même, à ce niveau de l&rsquo;enquête, une preuve d&rsquo;espionnage.\n\n\n\nPuis apparaît un homme présenté comme membre du FSB\n\n\n\nL&rsquo;histoire aurait pu s&rsquo;arrêter à une procédure de sécurité interne à l&rsquo;OTAN. Un événement beaucoup plus récent est toutefois venu alimenter les interrogations.\n\n\n\nLors d&rsquo;un déplacement à Saint-Pétersbourg, Janina White affirme avoir rencontré un homme prénommé « Andrei », qu&rsquo;elle présente comme appartenant au FSB, le service fédéral de sécurité russe. D&rsquo;après son propre témoignage, cet homme l&rsquo;aurait interrogée pendant environ 2 heures sur sa relation avec l&rsquo;officier espagnol et sur l&rsquo;enquête dont elle faisait l&rsquo;objet.\n\n\n\nWhite reconnaît également qu&rsquo;elle connaissait la nature générale du travail de son ancien compagnon, notamment son implication dans des dossiers concernant les sous-marins russes et la flotte fantôme. Elle assure toutefois qu&rsquo;une règle stricte existait entre eux : les détails de son travail ne devaient jamais être évoqués à leur domicile.\n\n\n\nElle continue aujourd&rsquo;hui de rejeter les accusations portées à son encontre et estime que ses origines ont alimenté les soupçons. Elle a engagé des procédures judiciaires, notamment pour contester la manière dont elle a été considérée comme un risque pour la sécurité et pour dénoncer ce qu&rsquo;elle estime être une discrimination.\n\n\n\nL&rsquo;affaire reste donc entourée d&rsquo;une zone grise considérable. Il n&rsquo;est pas établi que Janina White ait espionné pour la Russie, pas davantage que l&rsquo;officier espagnol lui ait transmis des informations secrètes. Mais pour les responsables de la sécurité de l&rsquo;OTAN, la combinaison d&rsquo;une relation personnelle, d&rsquo;un militaire disposant d&rsquo;un accès sensible et de possibles contacts avec les services russes suffisait à déclencher l&rsquo;alerte.\n\n\n\nUne succession d&rsquo;événements improbable qui aura conduit une simple rencontre sur Tinder, commencée à Londres fin 2024, jusqu&rsquo;aux sous-marins russes surveillés par l&rsquo;OTAN et, pendant quelques jours, à une base militaire d&rsquo;Oeiras au Portugal.\n\n\n\n\nLes histoires d&rsquo;espionnage sur Portugal.fr\n\n\n\n\nPortugal : un jeune homme accusé de tentative d’espionnage \n\n\n\nEspions russes au Portugal : du Brésil à Lisbonne, l’ombre des illégaux\n\n\n\nPêro da Covilhã, l’espion portugais qui ouvrit la route des Indes","paragraphs":["Tout commence par une rencontre sur Tinder. Quelques mois plus tard, un officier supérieur de la marine espagnole perd son habilitation de sécurité et quitte l&rsquo;un des centres névralgiques de l&rsquo;OTAN. Entre les deux : une relation amoureuse, des soupçons d&rsquo;espionnage russe, des sous-marins surveillés par l&rsquo;Alliance et, plus étonnant encore, un passage par une base de l&rsquo;OTAN au Portugal.","L&rsquo;affaire, révélée par le quotidien britannique The Telegraph à partir notamment de documents judiciaires, ressemble par moments au scénario d&rsquo;un film d&rsquo;espionnage. Elle exige pourtant une précaution essentielle : rien ne permet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;affirmer réellement que la femme au centre des soupçons travaillait pour les services russes. Janina White, 49 ans, de nationalités britannique et polonaise et née en Union soviétique, nie catégoriquement avoir été une espionne. 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Le MARCOM constitue l&rsquo;un des centres stratégiques de la surveillance maritime de l&rsquo;Alliance. Il suit notamment l&rsquo;activité des sous-marins et navires militaires russes ainsi que celle des pétroliers sanctionnés associés à la « flotte fantôme » utilisée par Moscou.","Le 12 décembre 2024, l&rsquo;officier fait entrer sa compagne à Northwood à l&rsquo;occasion d&rsquo;une fête de Noël. Il lui obtient un laissez-passer de visiteur valable une journée et nécessitant qu&rsquo;elle soit accompagnée. C&rsquo;est dans les mois qui suivent que des préoccupations de sécurité apparaissent au sein du MARCOM et que des investigations sont engagées par l&rsquo;OTAN et les autorités espagnoles.","L&rsquo;officier perd son accès à la base","L&rsquo;affaire prend une autre dimension au printemps 2025. Les autorités espagnoles suspendent l&rsquo;habilitation de sécurité nationale du militaire. Le 19 juin, le commandement de Northwood est informé de l&rsquo;enquête et son accès aux installations est révoqué dans l&rsquo;attente de ses conclusions.","Dès le lendemain, l&rsquo;officier est escorté hors de la base et remet son badge au personnel chargé de la sécurité. Le 29 juillet 2025, les autorités espagnoles mettent finalement un terme à son affectation au MARCOM.","Le militaire conteste depuis la manière dont l&rsquo;affaire a été traitée. Après quelque 35 années de service, il estime avoir subi un processus d&rsquo;isolement professionnel et social aux conséquences considérables pour sa carrière et sa famille. Il est depuis retourné en Espagne.","10 jours plus tard, le couple se retrouve dans une base de l&rsquo;OTAN au Portugal","C&rsquo;est ici que l&rsquo;histoire prend une dimension directement portugaise. 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Aucun élément publié à ce jour ne démontre qu&rsquo;elle ait accédé à des données confidentielles au Portugal.","Ce détail est important : sa présence à Oeiras peut sembler spectaculaire au regard de l&rsquo;enquête en cours, mais elle ne constitue pas en elle-même, à ce niveau de l&rsquo;enquête, une preuve d&rsquo;espionnage.","Puis apparaît un homme présenté comme membre du FSB","L&rsquo;histoire aurait pu s&rsquo;arrêter à une procédure de sécurité interne à l&rsquo;OTAN. Un événement beaucoup plus récent est toutefois venu alimenter les interrogations.","Lors d&rsquo;un déplacement à Saint-Pétersbourg, Janina White affirme avoir rencontré un homme prénommé « Andrei », qu&rsquo;elle présente comme appartenant au FSB, le service fédéral de sécurité russe. 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Elle assure toutefois qu'une règle stricte existait entre eux : <strong>les détails de son travail ne devaient jamais être évoqués à leur domicile</strong>.</p>\n"},{"id":"paragraph-20","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Elle continue aujourd'hui de rejeter les accusations portées à son encontre et estime que ses origines ont alimenté les soupçons. Elle a engagé des procédures judiciaires, notamment pour contester la manière dont elle a été considérée comme un risque pour la sécurité et pour dénoncer ce qu'elle estime être une discrimination.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle continue aujourd'hui de rejeter les accusations portées à son encontre et estime que ses origines ont alimenté les soupçons. Elle a engagé des procédures judiciaires, notamment pour contester la manière dont elle a été considérée comme un risque pour la sécurité et pour dénoncer ce qu'elle estime être une discrimination.</p>\n"},{"id":"paragraph-21","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"L'affaire reste donc entourée d'une zone grise considérable. Il n'est pas établi que Janina White ait espionné pour la Russie, pas davantage que l'officier espagnol lui ait transmis des informations secrètes. Mais pour les responsables de la sécurité de l'OTAN, la combinaison d'une relation personnelle, d'un militaire disposant d'un accès sensible et de possibles contacts avec les services russes suffisait à déclencher l'alerte.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L'affaire reste donc entourée d'une zone grise considérable. Il n'est pas établi que Janina White ait espionné pour la Russie, pas davantage que l'officier espagnol lui ait transmis des informations secrètes. Mais pour les responsables de la sécurité de l'OTAN, <strong>la combinaison d'une relation personnelle, d'un militaire disposant d'un accès sensible et de possibles contacts avec les services russes</strong> suffisait à déclencher l'alerte.</p>\n"},{"id":"paragraph-22","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Une succession d'événements improbable qui aura conduit une simple rencontre sur Tinder, commencée à Londres fin 2024, jusqu'aux sous-marins russes surveillés par l'OTAN et, pendant quelques jours, à une base militaire d'Oeiras au Portugal.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une succession d'événements improbable qui aura conduit une simple rencontre sur Tinder, commencée à Londres fin 2024, jusqu'aux sous-marins russes surveillés par l'OTAN et, pendant quelques jours, à une base militaire d'Oeiras au Portugal.</p>\n"},{"id":"group-23","type":"core/group","heading":"","plain_text":"Les histoires d'espionnage sur Portugal.fr\n\n\n\n\nPortugal : un jeune homme accusé de tentative d’espionnage \n\n\n\nEspions russes au Portugal : du Brésil à Lisbonne, l’ombre des illégaux\n\n\n\nPêro da Covilhã, l’espion portugais qui ouvrit la route des Indes","html":"\n<div class=\"wp-block-group has-border-color has-ast-global-color-3-border-color has-ast-global-color-4-background-color has-background is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\" style=\"border-width:1px;margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--50)\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les histoires d'espionnage sur Portugal.fr</h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https://www.portugal.fr/Portugal-un-jeune-homme-accuse-de-tentative-despionnage.html\" data-type=\"post\" data-id=\"22323\">Portugal : un jeune homme accusé de tentative d’espionnage</a> </li>\n\n\n\n<li><a href=\"https://www.portugal.fr/Espions-russes-au-Portugal-du-Bresil-a-Lisbonne,-lombre-des-illegaux.html\" data-type=\"post\" data-id=\"12492\">Espions russes au Portugal : du Brésil à Lisbonne, l’ombre des illégaux</a></li>\n\n\n\n<li><a href=\"https://www.portugal.fr/Pero-da-Covilha-lespion-portugais-qui-ouvrit-la-route-des-Indes.html\" data-type=\"post\" data-id=\"26035\">Pêro da Covilhã, l’espion portugais qui ouvrit la route des Indes</a></li>\n</ul>\n</div>\n"}],"sections":[{"id":"paragraph-1","heading":"Paragraph","content":"Tout commence par une rencontre sur Tinder. Quelques mois plus tard, un officier supérieur de la marine espagnole perd son habilitation de sécurité et quitte l'un des centres névralgiques de l'OTAN. Entre les deux : une relation amoureuse, des soupçons d'espionnage russe, des sous-marins surveillés par l'Alliance et, plus étonnant encore, un passage par une base de l'OTAN au Portugal."},{"id":"paragraph-2","heading":"Paragraph","content":"L'affaire, révélée par le quotidien britannique The Telegraph à partir notamment de documents judiciaires, ressemble par moments au scénario d'un film d'espionnage. Elle exige pourtant une précaution essentielle : rien ne permet aujourd'hui d'affirmer réellement que la femme au centre des soupçons travaillait pour les services russes. Janina White, 49 ans, de nationalités britannique et polonaise et née en Union soviétique, nie catégoriquement avoir été une espionne. Elle n'a pas été arrêtée et aucune preuve rendue publique n'établit qu'elle ait travaillé pour une puissance étrangère."},{"id":"heading-3","heading":"Tout commence par une rencontre sur Tinder","content":"Tout commence par une rencontre sur Tinder"},{"id":"paragraph-4","heading":"Paragraph","content":"À l'automne 2024, un officier supérieur espagnol affecté au Commandement maritime allié de l'OTAN (MARCOM), à Northwood au Royaume-Uni, rencontre Janina White sur Tinder. La relation devient rapidement sérieuse : selon le récit de White, deux semaines plus tard, ils vivent ensemble dans un appartement de Ruislip, dans l'ouest de Londres. Ils ouvrent un compte bancaire commun et envisagent leur avenir ensemble."},{"id":"paragraph-5","heading":"Paragraph","content":"Le poste occupé par le militaire rend cependant la situation particulièrement sensible. Le MARCOM constitue l'un des centres stratégiques de la surveillance maritime de l'Alliance. Il suit notamment l'activité des sous-marins et navires militaires russes ainsi que celle des pétroliers sanctionnés associés à la « flotte fantôme » utilisée par Moscou."},{"id":"paragraph-6","heading":"Paragraph","content":"Le 12 décembre 2024, l'officier fait entrer sa compagne à Northwood à l'occasion d'une fête de Noël. Il lui obtient un laissez-passer de visiteur valable une journée et nécessitant qu'elle soit accompagnée. C'est dans les mois qui suivent que des préoccupations de sécurité apparaissent au sein du MARCOM et que des investigations sont engagées par l'OTAN et les autorités espagnoles."},{"id":"heading-7","heading":"L'officier perd son accès à la base","content":"L'officier perd son accès à la base"},{"id":"paragraph-8","heading":"Paragraph","content":"L'affaire prend une autre dimension au printemps 2025. Les autorités espagnoles suspendent l'habilitation de sécurité nationale du militaire. Le 19 juin, le commandement de Northwood est informé de l'enquête et son accès aux installations est révoqué dans l'attente de ses conclusions."},{"id":"paragraph-9","heading":"Paragraph","content":"Dès le lendemain, l'officier est escorté hors de la base et remet son badge au personnel chargé de la sécurité. Le 29 juillet 2025, les autorités espagnoles mettent finalement un terme à son affectation au MARCOM."},{"id":"paragraph-10","heading":"Paragraph","content":"Le militaire conteste depuis la manière dont l'affaire a été traitée. Après quelque 35 années de service, il estime avoir subi un processus d'isolement professionnel et social aux conséquences considérables pour sa carrière et sa famille. Il est depuis retourné en Espagne."},{"id":"heading-11","heading":"10 jours plus tard, le couple se retrouve dans une base de l'OTAN au Portugal","content":"10 jours plus tard, le couple se retrouve dans une base de l'OTAN au Portugal"},{"id":"paragraph-12","heading":"Paragraph","content":"C'est ici que l'histoire prend une dimension directement portugaise. Une dizaine de jours seulement après la perte de son accès à Northwood, l'officier espagnol se rend avec Janina White au quartier général maritime à haut niveau de préparation de l'OTAN situé à Oeiras, près de Lisbonne."},{"id":"paragraph-13","heading":"Paragraph","content":"La présence de White dans cette installation militaire est aujourd'hui l'un des épisodes les plus étonnants de l'affaire. La principale intéressée reconnaît être entrée dans la base, mais affirme n'avoir jamais eu accès à une zone hautement sécurisée ni à la moindre information classifiée."},{"id":"paragraph-14","heading":"Paragraph","content":"Selon son récit au Telegraph, son compagnon travaillait dans les installations tandis qu'elle attendait notamment près de la piscine en buvant du café et du thé. Aucun élément publié à ce jour ne démontre qu'elle ait accédé à des données confidentielles au Portugal."},{"id":"paragraph-15","heading":"Paragraph","content":"Ce détail est important : sa présence à Oeiras peut sembler spectaculaire au regard de l'enquête en cours, mais elle ne constitue pas en elle-même, à ce niveau de l'enquête, une preuve d'espionnage."},{"id":"heading-16","heading":"Puis apparaît un homme présenté comme membre du FSB","content":"Puis apparaît un homme présenté comme membre du FSB"},{"id":"paragraph-17","heading":"Paragraph","content":"L'histoire aurait pu s'arrêter à une procédure de sécurité interne à l'OTAN. Un événement beaucoup plus récent est toutefois venu alimenter les interrogations."},{"id":"paragraph-18","heading":"Paragraph","content":"Lors d'un déplacement à Saint-Pétersbourg, Janina White affirme avoir rencontré un homme prénommé « Andrei », qu'elle présente comme appartenant au FSB, le service fédéral de sécurité russe. D'après son propre témoignage, cet homme l'aurait interrogée pendant environ 2 heures sur sa relation avec l'officier espagnol et sur l'enquête dont elle faisait l'objet."},{"id":"paragraph-19","heading":"Paragraph","content":"White reconnaît également qu'elle connaissait la nature générale du travail de son ancien compagnon, notamment son implication dans des dossiers concernant les sous-marins russes et la flotte fantôme. Elle assure toutefois qu'une règle stricte existait entre eux : les détails de son travail ne devaient jamais être évoqués à leur domicile."},{"id":"paragraph-20","heading":"Paragraph","content":"Elle continue aujourd'hui de rejeter les accusations portées à son encontre et estime que ses origines ont alimenté les soupçons. Elle a engagé des procédures judiciaires, notamment pour contester la manière dont elle a été considérée comme un risque pour la sécurité et pour dénoncer ce qu'elle estime être une discrimination."},{"id":"paragraph-21","heading":"Paragraph","content":"L'affaire reste donc entourée d'une zone grise considérable. Il n'est pas établi que Janina White ait espionné pour la Russie, pas davantage que l'officier espagnol lui ait transmis des informations secrètes. Mais pour les responsables de la sécurité de l'OTAN, la combinaison d'une relation personnelle, d'un militaire disposant d'un accès sensible et de possibles contacts avec les services russes suffisait à déclencher l'alerte."},{"id":"paragraph-22","heading":"Paragraph","content":"Une succession d'événements improbable qui aura conduit une simple rencontre sur Tinder, commencée à Londres fin 2024, jusqu'aux sous-marins russes surveillés par l'OTAN et, pendant quelques jours, à une base militaire d'Oeiras au Portugal."},{"id":"group-23","heading":"Group","content":"Les histoires d'espionnage sur Portugal.fr\n\n\n\n\nPortugal : un jeune homme accusé de tentative d’espionnage \n\n\n\nEspions russes au Portugal : du Brésil à Lisbonne, l’ombre des illégaux\n\n\n\nPêro da Covilhã, l’espion portugais qui ouvrit la route des Indes"}],"media":{"primary_image":"https://www.portugal.fr/wp-content/uploads/2026/09/espionnage-otan.webp"},"relations":[{"rel":"canonical","href":"https://www.portugal.fr/Tinder-sous-marins-russes-et-base-de-lOTAN-au-Portugal.html"},{"rel":"alternate","href":"https://www.portugal.fr/Tinder-sous-marins-russes-et-base-de-lOTAN-au-Portugal.html/llm","type":"text/html"},{"rel":"alternate","href":"https://www.portugal.fr/Tinder-sous-marins-russes-et-base-de-lOTAN-au-Portugal.html/llm.json","type":"application/json"},{"rel":"llm-manifest","href":"https://www.portugal.fr/llm-endpoints-manifest.json","type":"application/json"}],"http_headers":{"X-LLM-Friendly":"1","X-LLM-Schema":"1.1.0","Content-Security-Policy":"default-src 'none'; img-src * data:; style-src 'unsafe-inline'"},"license":"CC BY-ND 4.0","attribution_required":true,"allow_cors":false}