{"version":"1.1","schema_version":"1.1.0","plugin_version":"1.1.2","url":"https://www.portugal.fr/Le-prix-du-bacalhau-explose-au-Portugal-a-lapproche-de-Noel.html","llm_html_url":"https://www.portugal.fr/Le-prix-du-bacalhau-explose-au-Portugal-a-lapproche-de-Noel.html/llm","llm_json_url":"https://www.portugal.fr/Le-prix-du-bacalhau-explose-au-Portugal-a-lapproche-de-Noel.html/llm.json","manifest_url":"https://www.portugal.fr/llm-endpoints-manifest.json","language":"fr-FR","locale":"fr_FR","title":"Le prix du bacalhau explose au Portugal à l&rsquo;approche de Noël","site":{"name":"Portugal.fr","url":"https://www.portugal.fr/"},"author":{"id":1,"name":"Portugal.fr","url":"https://www.portugal.fr/author/admin_portugal"},"published_at":"2025-12-03T11:22:31+00:00","modified_at":"2026-01-30T15:12:51+00:00","word_count":829,"reading_time_seconds":249,"summary":"Aliment emblématique des fêtes portugaises, le bacalhau (« morue ») voit son prix flamber à quelques semaines de Noël. 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En cause, une combinaison géopolitique défavorable, une raréfaction de l’offre et une dépendance structurelle du marché portugais aux importations russes. Les professionnels du secteur tirent la sonnette d’alarme, sans céder à la panique.\n\n\n\n\n\nAu sommaire\nToggle\nUne tension d’offre provoquée par la guerre en UkraineUn marché sous pression à l’approche de NoëlVers une reconfiguration de l’approvisionnement ?Un « fiel amigo » au goût plus amer ?\nUne tension d’offre provoquée par la guerre en Ukraine\n\n\n\n« Les prix atteignent des niveaux indécents ! » Le ton employé par Pedro Silva, président de l’Association des armateurs de la pêche industrielle (ADAPI), illustre l’exaspération du secteur face à l’envolée des coûts du bacalhau. Lors du sommet Mar de Oportunidades 1 organisé à Ílhavo, il a pointé du doigt un facteur principal : le conflit en Ukraine.\n\n\n\n\nLe Portugal consomme près de 60.000 tonnes de bacalhau par an mais n’en pêche que 4000 à 5000 tonnes\n\n\n\n\nDepuis l’interdiction d’accès des navires russes aux ports norvégiens, la chaîne d’approvisionnement du cabillaud a été fortement perturbée. Or, la Russie demeure le principal fournisseur de morue pour l’Union européenne et le Portugal. Cette rupture de flux a mécaniquement fait grimper les prix, dans un contexte où la demande reste forte, notamment à l’approche des fêtes.\n\n\n\nLa situation actuelle résulte d’un déséquilibre structurel. Le Portugal consomme près de 60.000 tonnes de bacalhau par an mais n’en pêche que 4000 à 5000 tonnes localement. Une dépendance massive aux importations, qui rend le pays vulnérable aux fluctuations internationales.\n\n\n\nUn marché sous pression à l’approche de Noël\n\n\n\n\n\n\n\nLe mois de décembre concentre à lui seul près de 30 % des ventes annuelles de bacalhau, selon l’Association des producteurs (AIB). Ce pic saisonnier s’explique par les traditions culinaires profondément ancrées : le bacalhau est l’ingrédient central du repas de réveillon de noël dans des millions de foyers portugais.\n\n\n\nMais cette année, la traditionnelle abondance pourrait être contrariée par la flambée des prix. Certains distributeurs évoquent des hausses de 30 à 50 % selon la taille et la variété du poisson. La morue salée-séchée, très prisée pour sa qualité gustative, est particulièrement affectée. En réponse, les commerçants prévoient d’augmenter la part de morceaux plus petits, moins chers, afin de contenir les prix finaux.\n\n\n\n« Il n’y aura pas de pénurie, mais il faudra s’adapter », a résumé Pedro Silva. Pour les ménages portugais, habitués à ce produit au statut quasi patrimonial, cette nouvelle donne constitue un signal fort sur la fragilité des équilibres alimentaires dans un contexte géopolitique instable.\n\n\n\nVers une reconfiguration de l’approvisionnement ?\n\n\n\nFace à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour renforcer l’autonomie stratégique du Portugal en matière de produits de la mer. L’ADAPI 2 appelle à une relance ciblée de la pêche nationale, mais les marges de manœuvre restent limitées, en raison des quotas européens et de la rareté des ressources disponibles sur les côtes portugaises.\n\n\n\nUne autre piste évoquée par les professionnels : diversifier les sources d’approvisionnement hors Russie et Norvège, en développant des partenariats avec l’Islande, le Canada ou encore certains pays africains. Mais ces ajustements structurels nécessitent du temps, des investissements logistiques, et une coordination européenne.\n\n\n\nÀ court terme, c’est donc sur le pouvoir d’achat des consommateurs que se concentrera l’impact de cette crise d’approvisionnement. Une équation délicate, à l’heure où les prix alimentaires, dans leur ensemble, pèsent déjà lourd dans les budgets familiaux.\n\n\n\nUn « fiel amigo » au goût plus amer ?\n\n\n\nEn dépit des turbulences, le bacalhau reste plus que jamais un symbole culturel et affectif au Portugal. Son surnom de fiel amigo pour « fidèle ami », reflète un attachement profond qui dépasse le cadre alimentaire. Chaque Portugais en consomme en moyenne 15 kg par an, toutes préparations confondues.\n\n\n\nMais le caractère de plus en plus spéculatif du marché du bacalhau interroge. Entre instabilité géopolitique, dépendance aux importations et ajustements du secteur, ce pilier de la table portugaise pourrait devenir un produit de plus en plus élitiste, à rebours de sa vocation populaire initiale.\n\n\n\nReste à savoir si les consommateurs accepteront de payer le prix fort pour préserver cette tradition culinaire, ou s’ils se tourneront, à terme, vers des alternatives locales ou moins coûteuses. Une chose est sûre : en 2026, le fiel amigo aura un goût plus amer.\n\n\n\nLire aussi : La morue portugaise, l’Empire déchu du « fidèle ami »\n\n\n\nMar de Oportunidades : https://cnnportugal.iol.pt/cnn-portugal-summit/conferencia-56  ↩︎ADAPI : https://www.facebook.com/adapi.pescas/  ↩︎","paragraphs":["Aliment emblématique des fêtes portugaises, le bacalhau (« morue ») voit son prix flamber à quelques semaines de Noël. En cause, une combinaison géopolitique défavorable, une raréfaction de l’offre et une dépendance structurelle du marché portugais aux importations russes. 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En réponse, les commerçants prévoient d’augmenter la part de morceaux plus petits, moins chers, afin de contenir les prix finaux."},{"id":"paragraph-10","heading":"Paragraph","content":"« Il n’y aura pas de pénurie, mais il faudra s’adapter », a résumé Pedro Silva. Pour les ménages portugais, habitués à ce produit au statut quasi patrimonial, cette nouvelle donne constitue un signal fort sur la fragilité des équilibres alimentaires dans un contexte géopolitique instable."},{"id":"heading-11","heading":"Vers une reconfiguration de l’approvisionnement ?","content":"Vers une reconfiguration de l’approvisionnement ?"},{"id":"paragraph-12","heading":"Paragraph","content":"Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour renforcer l’autonomie stratégique du Portugal en matière de produits de la mer. L’ADAPI 2 appelle à une relance ciblée de la pêche nationale, mais les marges de manœuvre restent limitées, en raison des quotas européens et de la rareté des ressources disponibles sur les côtes portugaises."},{"id":"paragraph-13","heading":"Paragraph","content":"Une autre piste évoquée par les professionnels : diversifier les sources d’approvisionnement hors Russie et Norvège, en développant des partenariats avec l’Islande, le Canada ou encore certains pays africains. Mais ces ajustements structurels nécessitent du temps, des investissements logistiques, et une coordination européenne."},{"id":"paragraph-14","heading":"Paragraph","content":"À court terme, c’est donc sur le pouvoir d’achat des consommateurs que se concentrera l’impact de cette crise d’approvisionnement. Une équation délicate, à l’heure où les prix alimentaires, dans leur ensemble, pèsent déjà lourd dans les budgets familiaux."},{"id":"heading-15","heading":"Un « fiel amigo » au goût plus amer ?","content":"Un « fiel amigo » au goût plus amer ?"},{"id":"paragraph-16","heading":"Paragraph","content":"En dépit des turbulences, le bacalhau reste plus que jamais un symbole culturel et affectif au Portugal. Son surnom de fiel amigo pour « fidèle ami », reflète un attachement profond qui dépasse le cadre alimentaire. Chaque Portugais en consomme en moyenne 15 kg par an, toutes préparations confondues."},{"id":"paragraph-17","heading":"Paragraph","content":"Mais le caractère de plus en plus spéculatif du marché du bacalhau interroge. Entre instabilité géopolitique, dépendance aux importations et ajustements du secteur, ce pilier de la table portugaise pourrait devenir un produit de plus en plus élitiste, à rebours de sa vocation populaire initiale."},{"id":"paragraph-18","heading":"Paragraph","content":"Reste à savoir si les consommateurs accepteront de payer le prix fort pour préserver cette tradition culinaire, ou s’ils se tourneront, à terme, vers des alternatives locales ou moins coûteuses. Une chose est sûre : en 2026, le fiel amigo aura un goût plus amer."},{"id":"paragraph-19","heading":"Paragraph","content":"Lire aussi : La morue portugaise, l’Empire déchu du « fidèle ami »"},{"id":"group-20","heading":"Group","content":"Mar de Oportunidades : https://cnnportugal.iol.pt/cnn-portugal-summit/conferencia-56  ↩︎ADAPI : https://www.facebook.com/adapi.pescas/  ↩︎"}],"media":{"primary_image":"https://www.portugal.fr/wp-content/uploads/2025/12/morue-noel-portugal.webp"},"relations":[{"rel":"canonical","href":"https://www.portugal.fr/Le-prix-du-bacalhau-explose-au-Portugal-a-lapproche-de-Noel.html"},{"rel":"alternate","href":"https://www.portugal.fr/Le-prix-du-bacalhau-explose-au-Portugal-a-lapproche-de-Noel.html/llm","type":"text/html"},{"rel":"alternate","href":"https://www.portugal.fr/Le-prix-du-bacalhau-explose-au-Portugal-a-lapproche-de-Noel.html/llm.json","type":"application/json"},{"rel":"llm-manifest","href":"https://www.portugal.fr/llm-endpoints-manifest.json","type":"application/json"}],"http_headers":{"X-LLM-Friendly":"1","X-LLM-Schema":"1.1.0","Content-Security-Policy":"default-src 'none'; img-src * data:; style-src 'unsafe-inline'"},"license":"CC BY-ND 4.0","attribution_required":true,"allow_cors":false}