{"version":"1.1","schema_version":"1.1.0","plugin_version":"1.1.2","url":"https://www.portugal.fr/Le-Portugal-a-multiplie-par-5-sa-production-dhuile-dolive-en-26-ans.html","llm_html_url":"https://www.portugal.fr/Le-Portugal-a-multiplie-par-5-sa-production-dhuile-dolive-en-26-ans.html/llm","llm_json_url":"https://www.portugal.fr/Le-Portugal-a-multiplie-par-5-sa-production-dhuile-dolive-en-26-ans.html/llm.json","manifest_url":"https://www.portugal.fr/llm-endpoints-manifest.json","language":"fr-FR","locale":"fr_FR","title":"Le Portugal a multiplié par 5 sa production d&rsquo;huile d&rsquo;olive en 26 ans","site":{"name":"Portugal.fr","url":"https://www.portugal.fr/"},"author":{"id":1,"name":"Portugal.fr","url":"https://www.portugal.fr/author/admin_portugal"},"published_at":"2026-05-12T05:26:00+00:00","modified_at":"2026-05-11T12:42:31+00:00","word_count":898,"reading_time_seconds":270,"summary":"Longtemps resté dans l&rsquo;ombre des géants espagnol et italien, le secteur oléicole portugais change progressivement d&rsquo;échelle. 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En un quart de siècle, la production nationale d&rsquo;huile d&rsquo;olive a été multipliée par 5 et le pays ambitionne désormais de monter encore dans la hiérarchie mondiale. Derrière cette progression spectaculaire se joue toutefois un enjeu plus stratégique ; conserver davantage de valeur ajoutée au Portugal plutôt que de continuer à exporter massivement en vrac.\n\n\n\nRéunis à Moura, dans l&rsquo;Alentejo, à l&rsquo;occasion du Congrès national de l&rsquo;huile d&rsquo;olive, plusieurs acteurs du secteur ont dressé le constat d&rsquo;une filière en pleine mutation technologique et agricole, mais encore insuffisamment valorisée commercialement. Pour Manuel Norte Santo, président du Centre d&rsquo;études et de promotion de l&rsquo;huile d&rsquo;olive de l&rsquo;Alentejo (CEPAAL), le Portugal a franchi un cap industriel majeur depuis le début des années 2000.\n\n\n\nLa campagne 2025-2026 a atteint environ 160 000 tonnes de production, soit un niveau sans commune mesure avec celui observé il y a 26 ans. À prix actuels du marché de gros, cette production représente près de 700 millions d&rsquo;euros de valeur économique.\n\n\n\n\n\nAu sommaire\nToggle\nUne production en forte croissance portée par l’AlentejoLe défi économique : sortir du modèle du vracLe Portugal vise désormais le podium mondial\nUne production en forte croissance portée par l’Alentejo\n\n\n\nLa transformation du secteur portugais repose en grande partie sur l&rsquo;expansion des oliveraies modernes dans le sud du pays. L&rsquo;Alentejo, et plus particulièrement le Baixo Alentejo, concentre désormais une part essentielle de cette dynamique grâce au développement du périmètre irrigué lié au projet du barrage d&rsquo;Alqueva.\n\n\n\nLe modèle productif a profondément changé. Les anciennes plantations traditionnelles ont progressivement laissé place à des systèmes intensifs et super-intensifs, capables d’augmenter fortement les rendements et de mécaniser davantage les récoltes.\n\n\n\nSelon Gonçalo Moreira, responsable de projets au sein de l&rsquo;association Olivum, le Portugal est même devenu le premier pays à remplacer massivement des oliveraies modernes par des exploitations encore plus intensives. Les nouvelles plantations « en haie » permettent une densité largement supérieure aux modèles traditionnels ; certaines parcelles dépassent désormais plusieurs milliers d&rsquo;arbres par hectare.\n\n\n\nLe phénomène ne dépend plus uniquement de l’irrigation. Les producteurs commencent aussi à développer des oliveraies modernes en sec, sans accès permanent à l’eau, lorsque les conditions des sols le permettent. Une évolution qui élargit potentiellement les surfaces exploitables et renforce les perspectives de croissance du secteur.\n\n\n\nLe défi économique : sortir du modèle du vrac\n\n\n\nCette montée en puissance industrielle masque cependant une faiblesse structurelle ; plus de la moitié de l&rsquo;huile d&rsquo;olive portugaise continue d&rsquo;être exportée en vrac, principalement vers l&rsquo;Espagne ou l&rsquo;Italie.\n\n\n\nAutrement dit, une part importante de la valeur finale liée au conditionnement, au marketing et à la distribution échappe encore au Portugal. L&rsquo;huile d&rsquo;olive portugaise alimente ensuite des circuits internationaux sous d&rsquo;autres marques, souvent associées à des pays disposant déjà d&rsquo;une forte notoriété mondiale dans le secteur.\n\n\n\nPour le CEPAAL, l’enjeu des prochaines années sera donc moins la capacité à produire davantage que la capacité à construire une véritable puissance de marque nationale. Le centre travaille notamment sur l’idée d’une marque « ombrelle » destinée à renforcer la visibilité internationale de l’huile d’olive portugaise.\n\n\n\nL’objectif est clair ; augmenter la part d’huile conditionnée localement afin de conserver au Portugal une plus grande partie des marges commerciales. Ce repositionnement pourrait transformer en profondeur la rentabilité de la filière, notamment dans un contexte où les consommateurs internationaux accordent de plus en plus d’importance à l’origine, à la traçabilité et à la qualité des produits alimentaires.\n\n\n\nLe Portugal vise désormais le podium mondial\n\n\n\nLe secteur regarde désormais au-delà des records actuels. Après un pic historique de 206 000 tonnes atteint ces dernières années, les professionnels estiment qu&rsquo;une production proche des 300 000 tonnes pourrait être envisageable dans un horizon de trois à cinq ans.\n\n\n\nUn tel volume placerait le Portugal parmi les tout premiers producteurs européens et potentiellement au 3ème ou 4ème rang mondial. Cette montée en gamme renforcerait également le poids stratégique de l&rsquo;agriculture irriguée portugaise dans le sud du pays.\n\n\n\nMais cette croissance soulève aussi des interrogations. L&rsquo;expansion des oliveraies intensives reste régulièrement critiquée pour ses impacts environnementaux ; pression sur les ressources hydriques, transformation des paysages agricoles, monoculture ou mécanisation accrue.\n\n\n\nLe secteur répond en mettant en avant les gains de productivité, l’efficacité des nouveaux systèmes et la modernisation technologique des moulins. Pour les producteurs, le véritable enjeu consiste désormais à transformer cette réussite agricole en réussite économique complète ; non seulement produire davantage, mais surtout vendre plus cher, sous identité portugaise.\n\n\n\nAprès avoir réussi sa révolution industrielle silencieuse dans l’huile d’olive, le Portugal cherche désormais à réussir sa révolution de marque.","paragraphs":["Longtemps resté dans l&rsquo;ombre des géants espagnol et italien, le secteur oléicole portugais change progressivement d&rsquo;échelle. 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Ce repositionnement pourrait transformer en profondeur la rentabilité de la filière, notamment dans un contexte où les consommateurs internationaux accordent de plus en plus d’importance à l’origine, à la traçabilité et à la qualité des produits alimentaires.","Le Portugal vise désormais le podium mondial","Le secteur regarde désormais au-delà des records actuels. Après un pic historique de 206 000 tonnes atteint ces dernières années, les professionnels estiment qu&rsquo;une production proche des 300 000 tonnes pourrait être envisageable dans un horizon de trois à cinq ans.","Un tel volume placerait le Portugal parmi les tout premiers producteurs européens et potentiellement au 3ème ou 4ème rang mondial. Cette montée en gamme renforcerait également le poids stratégique de l&rsquo;agriculture irriguée portugaise dans le sud du pays.","Mais cette croissance soulève aussi des interrogations. 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Derrière cette progression spectaculaire se joue toutefois un enjeu plus stratégique ; conserver davantage de valeur ajoutée au Portugal plutôt que de continuer à exporter massivement en vrac.</p>\n"},{"id":"paragraph-2","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Réunis à Moura, dans l'Alentejo, à l'occasion du Congrès national de l'huile d'olive, plusieurs acteurs du secteur ont dressé le constat d'une filière en pleine mutation technologique et agricole, mais encore insuffisamment valorisée commercialement. Pour Manuel Norte Santo, président du Centre d'études et de promotion de l'huile d'olive de l'Alentejo (CEPAAL), le Portugal a franchi un cap industriel majeur depuis le début des années 2000.","html":"\n<p>Réunis à Moura, dans l'Alentejo, à l'occasion du <em>Congrès national de l'huile d'olive</em>, plusieurs acteurs du secteur ont dressé le constat d'une filière en pleine mutation technologique et agricole, mais encore insuffisamment valorisée commercialement. 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