{"version":"1.1","schema_version":"1.1.0","plugin_version":"1.1.2","url":"https://www.portugal.fr/Decouverte-dun-galion-perdu-lors-de-lultime-voyage-de-Vasco-de-Gama.html","llm_html_url":"https://www.portugal.fr/Decouverte-dun-galion-perdu-lors-de-lultime-voyage-de-Vasco-de-Gama.html/llm","llm_json_url":"https://www.portugal.fr/Decouverte-dun-galion-perdu-lors-de-lultime-voyage-de-Vasco-de-Gama.html/llm.json","manifest_url":"https://www.portugal.fr/llm-endpoints-manifest.json","language":"fr-FR","locale":"fr_FR","title":"Découverte d&rsquo;un galion perdu lors de l&rsquo;ultime voyage de Vasco de Gama","site":{"name":"Portugal.fr","url":"https://www.portugal.fr/"},"author":{"id":1,"name":"Portugal.fr","url":"https://www.portugal.fr/author/admin_portugal"},"published_at":"2025-02-05T09:24:53+00:00","modified_at":"2026-02-26T16:42:30+00:00","word_count":1328,"reading_time_seconds":399,"summary":"En 1524, Vasco de Gama, navigateur portugais et pionnier des routes maritimes vers les Indes, entreprenait ce qui sera son","summary_points":["En 1524, Vasco de Gama, navigateur portugais et pionnier des routes maritimes vers les Indes, entreprenait ce qui sera son ultime voyage.","À la tête d&rsquo;une flotte de 19 navires transportant plus de 3000 hommes, il devait consolider la présence portugaise dans l’océan Indien.","Mais au cours de cette expédition, certains navires disparurent, emportés par des tempêtes.","Cinq siècles plus tard, une épave découverte au large du Kenya intrigue les chercheurs."],"topics":["Actualités"],"entities":["Actualité culturelle"],"entities_metadata":[{"id":82,"name":"Actualité culturelle","slug":"actualite-culturelle","taxonomy":"post_tag","count":53,"url":"https://www.portugal.fr/tag/actualite-culturelle"},{"id":16,"name":"Actualités","slug":"actualites","taxonomy":"category","count":1697,"url":"https://www.portugal.fr/actualites"}],"tags":["Actualités"],"content_hash":"e1bf169ce4c4d4891ebc296bd1632edb","plain_text":"En 1524, Vasco de Gama, navigateur portugais et pionnier des routes maritimes vers les Indes, entreprenait ce qui sera son ultime voyage. À la tête d&rsquo;une flotte de 19 navires transportant plus de 3000 hommes, il devait consolider la présence portugaise dans l’océan Indien. Mais au cours de cette expédition, certains navires disparurent, emportés par des tempêtes.\n\n\n\nCinq siècles plus tard, une épave découverte au large du Kenya intrigue les chercheurs. Située sur le récif de Ngomeni, elle pourrait bien être celle du São Jorge, supposément donc le dernier galion de l&rsquo;explorateur, disparu en 1524. Les artefacts retrouvés, ainsi que les premières analyses scientifiques, laissent penser qu&rsquo;il pourrait s&rsquo;agir de l’une des plus anciennes épaves européennes jamais découvertes dans l’océan Indien.\n\n\n\n\n\nAu sommaire\nToggle\nUne découverte archéologique sur le récif de NgomeniLe São Jorge, un galion perdu en 1524Des artefacts révélateursUn trésor d’informations sur la construction navaleL’impact des explorations de Vasco de GamaEntre passé et futur : préserver le patrimoine maritimePour conclure\nUne découverte archéologique sur le récif de Ngomeni\n\n\n\nDocteur Caesar Bita\n\n\n\nLe site de Ngomeni, à environ 500 mètres au large des côtes kényanes, est connu pour abriter plusieurs épaves de différentes époques. En 2007, des pêcheurs locaux signalent la présence de restes de bois immergés, et alertent l&rsquo;archéologue maritime Caesar Bita 1, des Musées nationaux du Kenya.\n\n\n\nDes fouilles débutent alors, mais faute de financements, elles restent limitées. Ce n’est qu’en 2013, grâce au soutien du gouvernement chinois, que les chercheurs commencent à extraire des artefacts :\n\n\n\n\nPlanches en bois issues de la coque du navire, encore partiellement conservées.\n\n\n\nFragments de céramiques chinoises du début du XVIe siècle.\n\n\n\nLingots de cuivre et ivoire, typiques du commerce portugais de l’époque.\n\n\n\n\nCes indices laissent alors à penser qu&rsquo;il pourrait s’agir du São Jorge 2, l’un des navires de la dernière expédition de Vasco de Gama, coulé lors d’une violente tempête près de Malindi.\n\n\n\nLe São Jorge, un galion perdu en 1524\n\n\n\nLe São Jorge faisait partie de la flotte qui accompagna Vasco de Gama 3 lors de son dernier voyage vers les Indes. Ce navire de guerre et de commerce, conçu pour résister aux longues traversées, naviguait dans une région où les tempêtes tropicales étaient fréquentes.\n\n\n\nSelon des archives portugaises, le São Jorge aurait disparu en mer en 1524, alors qu’il tentait d’atteindre l’Inde. Son équipage, confronté à une tempête imprévisible, n’aurait pas survécu. Si l’épave retrouvée sur le récif de Ngomeni est bien celle du São Jorge, elle pourrait fournir des éléments clés sur la construction et les performances des premiers galions portugais.\n\n\n\nToutefois, certains chercheurs évoquent une hypothèse alternative : il pourrait s&rsquo;agir du Nossa Senhora da Graça, un autre navire portugais coulé en 1544 dans la même région.\n\n\n\nDes artefacts révélateurs\n\n\n\nPhoto Ceasar Bita\n\n\n\nPour différencier ces hypothèses, les scientifiques analysent en profondeur les objets retrouvés sur l’épave :\n\n\n\n\nLes céramiques chinoises et perses datées du début du XVIe siècle suggèrent que l’épave date d’avant 1540.\n\n\n\nLes restes de la structure en bois, partiellement protégés par les sédiments, montrent des techniques de construction typiques des galions portugais du début du siècle.\n\n\n\nL’ivoire et les lingots de cuivre confirment que le navire transportait des marchandises du commerce portugais avec l’Asie et l’Afrique.\n\n\n\n\n\nIl est plus probable que les céramiques chinoises de 1510 proviennent d’un navire de 1524 plutôt que de 1544\n\n\n\n\nSelon Filipe Castro 4, archéologue spécialiste des navires portugais, il est plus probable que les céramiques chinoises de 1510 proviennent d’un navire de 1524 plutôt que de 1544. Cette découverte pourrait donc bien être celle du São Jorge.\n\n\n\nUn trésor d’informations sur la construction navale\n\n\n\nFilipe Castro\n\n\n\nSi l’identification du São Jorge se confirme, l’épave pourrait révolutionner notre compréhension des galions portugais. Ces navires étaient des symboles de puissance maritime, conçus pour le combat et les expéditions au long cours.\n\n\n\nLes premières analyses de la structure révèlent plusieurs éléments intéressants :\n\n\n\n\nUne coque renforcée, adaptée aux voyages de plusieurs mois en haute mer.\n\n\n\nUn système de gréement avancé, permettant une meilleure manœuvrabilité.\n\n\n\nUn assemblage de bois et de fer, assurant la solidité face aux tempêtes.\n\n\n\n\nCes caractéristiques expliquent pourquoi la flotte de Vasco de Gama a pu traverser plus de 30.000 km en quelques mois, reliant directement l’Europe à l’Inde.\n\n\n\nL’impact des explorations de Vasco de Gama\n\n\n\nVasco de Gama fut le premier navigateur à ouvrir une route maritime directe entre l’Europe et l’Inde, en 1498. Cette route permit au Portugal de contrôler le commerce des épices, du coton et de l’or, transformant Lisbonne en l’un des plus grands centres commerciaux d’Europe.\n\n\n\nÀ son apogée, le Portugal était une puissance mondiale, dominant les routes maritimes entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie. L’expédition de 1524 visait à renforcer cette hégémonie, mais marqua aussi la fin de la carrière de Vasco de Gama, qui mourut de la malaria en 1525 à Cochin, en Inde.\n\n\n\nCependant, son héritage est plus complexe :\n\n\n\n\nLes Portugais établirent un réseau commercial, mais aussi un système colonial, imposant leur autorité sur des territoires africains et asiatiques.\n\n\n\nLes navires portugais transportaient non seulement des épices, mais aussi des esclaves, renforçant le commerce transcontinental.\n\n\n\n\nL’épave de Ngomeni pourrait donc aussi servir de témoignage archéologique sur les débuts de l&rsquo;expansion coloniale portugaise.\n\n\n\nEntre passé et futur : préserver le patrimoine maritime\n\n\n\n\n\n\n\nLa découverte du São Jorge ne marque que le début des recherches. Les scientifiques travaillent désormais à :\n\n\n\n\nPréserver les vestiges, en évitant leur détérioration sous l’eau.\n\n\n\nNumériser l’épave, pour mieux comprendre sa structure.\n\n\n\nFormer une nouvelle génération d’archéologues africains, afin d’explorer d’autres sites similaires.\n\n\n\n\nL’archéologue Filipe Castro insiste sur cette approche : « Nous voulons raconter une histoire globale, qui ne soit ni seulement portugaise, ni seulement africaine, mais qui reflète l’incroyable diversité de l’océan Indien au XVIe siècle. »\n\n\n\nLa confirmation que l’épave est bien celle du São Jorge en ferait l’une des plus anciennes découvertes européennes dans l’océan Indien, témoignant de l’essor du commerce maritime mondial.\n\n\n\nPour conclure\n\n\n\nL’épave de Ngomeni est bien plus qu’un simple navire perdu : elle est une fenêtre sur un tournant majeur de l’histoire. Si les analyses confirment qu’il s’agit du São Jorge, cette découverte permettra d’en apprendre davantage sur la navigation portugaise, le commerce maritime et les débuts de la mondialisation.\n\n\n\nElle soulève aussi des questions essentielles sur l’héritage de ces expéditions, entre exploration et colonisation. Les prochaines années de fouilles seront cruciales pour lever le voile sur ce mystérieux galion disparu il y a 500 ans.\n\n\n\nCaesar Bita : https://www.researchgate.net/profile/Caesar-Bita ↩︎https://www.dn.pt/cultura/provas-indicam-que-naufragio-no-quenia-e-de-galeao-de-vasco-da-gama ↩︎Vasco de Gama (1469-1524), navigateur portugais, est le premier Européen à atteindre les Indes par la mer en 1498, ouvrant la route des épices pour le Portugal. Il établit les premiers comptoirs portugais en Asie et consolide la présence du royaume dans l’océan Indien. Nommé vice-roi des Indes en 1524, il meurt peu après à Cochin. ↩︎Filipe Castro : https://coimbra.academia.edu/FilipeCastro ↩︎","paragraphs":["En 1524, Vasco de Gama, navigateur portugais et pionnier des routes maritimes vers les Indes, entreprenait ce qui sera son ultime voyage. À la tête d&rsquo;une flotte de 19 navires transportant plus de 3000 hommes, il devait consolider la présence portugaise dans l’océan Indien. Mais au cours de cette expédition, certains navires disparurent, emportés par des tempêtes.","Cinq siècles plus tard, une épave découverte au large du Kenya intrigue les chercheurs. Située sur le récif de Ngomeni, elle pourrait bien être celle du São Jorge, supposément donc le dernier galion de l&rsquo;explorateur, disparu en 1524. 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Son équipage, confronté à une tempête imprévisible, n’aurait pas survécu. 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Les scientifiques travaillent désormais à :","Préserver les vestiges, en évitant leur détérioration sous l’eau.","Numériser l’épave, pour mieux comprendre sa structure.","Former une nouvelle génération d’archéologues africains, afin d’explorer d’autres sites similaires.","L’archéologue Filipe Castro insiste sur cette approche : « Nous voulons raconter une histoire globale, qui ne soit ni seulement portugaise, ni seulement africaine, mais qui reflète l’incroyable diversité de l’océan Indien au XVIe siècle. »","La confirmation que l’épave est bien celle du São Jorge en ferait l’une des plus anciennes découvertes européennes dans l’océan Indien, témoignant de l’essor du commerce maritime mondial.","Pour conclure","L’épave de Ngomeni est bien plus qu’un simple navire perdu : elle est une fenêtre sur un tournant majeur de l’histoire. 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Si l’épave retrouvée sur le récif de Ngomeni est bien celle du São Jorge, elle pourrait fournir des éléments clés sur la construction et les performances des premiers galions portugais.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Selon des archives portugaises, le São Jorge aurait disparu en mer en 1524</strong>, alors qu’il tentait d’atteindre l’Inde. Son équipage, confronté à une tempête imprévisible, n’aurait pas survécu. Si l’épave retrouvée sur le récif de Ngomeni est bien celle du São Jorge, elle pourrait fournir des éléments clés sur la construction et les performances des premiers galions portugais.</p>\n"},{"id":"paragraph-12","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Toutefois, certains chercheurs évoquent une hypothèse alternative : il pourrait s'agir du Nossa Senhora da Graça, un autre navire portugais coulé en 1544 dans la même région.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toutefois, certains chercheurs évoquent une <strong>hypothèse alternative</strong> : il pourrait s'agir du <strong><em>Nossa Senhora da Graça</em></strong>, un autre navire portugais coulé en 1544 dans la même région.</p>\n"},{"id":"heading-13","type":"core/heading","heading":"Des artefacts révélateurs","plain_text":"Des artefacts révélateurs","html":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Des artefacts révélateurs</strong></h2>\n"},{"id":"image-14","type":"core/image","heading":"","plain_text":"Photo Ceasar Bita","html":"\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img src=\"https://www.portugal.fr/wp-content/uploads/2025/02/filipe-castro-3-e1738745635718.jpg\" alt=\"découverte archéologique Kenya\" class=\"wp-image-7980\" /><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em><mark class=\"has-inline-color has-ast-global-color-8-color\">Photo Ceasar Bita</mark></em></figcaption></figure>\n"},{"id":"paragraph-15","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Pour différencier ces hypothèses, les scientifiques analysent en profondeur les objets retrouvés sur l’épave :","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour différencier ces hypothèses, les scientifiques analysent en profondeur les objets retrouvés sur l’épave :</p>\n"},{"id":"list-16","type":"core/list","heading":"","plain_text":"Les céramiques chinoises et perses datées du début du XVIe siècle suggèrent que l’épave date d’avant 1540.\n\n\n\nLes restes de la structure en bois, partiellement protégés par les sédiments, montrent des techniques de construction typiques des galions portugais du début du siècle.\n\n\n\nL’ivoire et les lingots de cuivre confirment que le navire transportait des marchandises du commerce portugais avec l’Asie et l’Afrique.","html":"\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Les céramiques chinoises et perses</strong> datées du début du XVIe siècle suggèrent que l’épave date d’avant <strong>1540</strong>.</li>\n\n\n\n<li><strong>Les restes de la structure en bois</strong>, partiellement protégés par les sédiments, montrent des techniques de construction <strong>typiques des galions portugais</strong> du début du siècle.</li>\n\n\n\n<li><strong>L’ivoire et les lingots de cuivre</strong> confirment que le navire transportait des marchandises du commerce portugais avec l’Asie et l’Afrique.</li>\n</ul>\n"},{"id":"quote-17","type":"core/quote","heading":"","plain_text":"Il est plus probable que les céramiques chinoises de 1510 proviennent d’un navire de 1524 plutôt que de 1544","html":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-ast-global-color-4-background-color has-background is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-medium-font-size wp-block-paragraph\"><strong><em>Il est plus probable que les céramiques chinoises de 1510 proviennent d’un navire de 1524 plutôt que de 1544</em></strong></p>\n</blockquote>\n"},{"id":"paragraph-18","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Selon Filipe Castro 4, archéologue spécialiste des navires portugais, il est plus probable que les céramiques chinoises de 1510 proviennent d’un navire de 1524 plutôt que de 1544. Cette découverte pourrait donc bien être celle du São Jorge.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon <strong>Filipe Castro</strong> <sup data-fn=\"fd19819d-a5a8-4401-b11a-eba427bb1ed5\" class=\"fn\"><a id=\"fd19819d-a5a8-4401-b11a-eba427bb1ed5-link\" href=\"#fd19819d-a5a8-4401-b11a-eba427bb1ed5\">4</a></sup>, archéologue spécialiste des navires portugais, il est plus probable que les céramiques chinoises de 1510 proviennent d’un navire de 1524 plutôt que de 1544. <strong>Cette découverte pourrait donc bien être celle du São Jorge</strong>.</p>\n"},{"id":"heading-19","type":"core/heading","heading":"Un trésor d’informations sur la construction navale","plain_text":"Un trésor d’informations sur la construction navale","html":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un trésor d’informations sur la construction navale</strong></h2>\n"},{"id":"image-20","type":"core/image","heading":"","plain_text":"Filipe Castro","html":"\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img src=\"https://www.portugal.fr/wp-content/uploads/2025/02/filipe-castro-2-scaled-e1738745750882.jpg\" alt=\"A-t-on découvert le galion disparu de la dernière expédition de Vasco de Gama ?\" class=\"wp-image-7981\" /><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em><mark class=\"has-inline-color has-ast-global-color-8-color\">Filipe Castro</mark></em></figcaption></figure>\n"},{"id":"paragraph-21","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Si l’identification du São Jorge se confirme, l’épave pourrait révolutionner notre compréhension des galions portugais. Ces navires étaient des symboles de puissance maritime, conçus pour le combat et les expéditions au long cours.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si l’identification du São Jorge se confirme, <strong>l’<a href=\"https://www.portugal.fr/Les-tresors-des-epaves-au-large-du-Portugal.html\">épave</a> pourrait révolutionner notre compréhension des galions portugais</strong>. Ces navires étaient des symboles de puissance maritime, conçus pour le combat et les expéditions au long cours.</p>\n"},{"id":"paragraph-22","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Les premières analyses de la structure révèlent plusieurs éléments intéressants :","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les premières analyses de la structure révèlent plusieurs éléments intéressants :</p>\n"},{"id":"list-23","type":"core/list","heading":"","plain_text":"Une coque renforcée, adaptée aux voyages de plusieurs mois en haute mer.\n\n\n\nUn système de gréement avancé, permettant une meilleure manœuvrabilité.\n\n\n\nUn assemblage de bois et de fer, assurant la solidité face aux tempêtes.","html":"\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Une coque renforcée</strong>, adaptée aux voyages de plusieurs mois en haute mer.</li>\n\n\n\n<li><strong>Un système de gréement avancé</strong>, permettant une meilleure manœuvrabilité.</li>\n\n\n\n<li><strong>Un assemblage de bois et de fer</strong>, assurant la solidité face aux tempêtes.</li>\n</ul>\n"},{"id":"paragraph-24","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Ces caractéristiques expliquent pourquoi la flotte de Vasco de Gama a pu traverser plus de 30.000 km en quelques mois, reliant directement l’Europe à l’Inde.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces caractéristiques expliquent pourquoi la flotte de Vasco de Gama a pu traverser plus de 30.000 km en quelques mois, reliant directement l’Europe à l’Inde.</p>\n"},{"id":"heading-25","type":"core/heading","heading":"L’impact des explorations de Vasco de Gama","plain_text":"L’impact des explorations de Vasco de Gama","html":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>L’impact des explorations de Vasco de Gama</strong></h2>\n"},{"id":"paragraph-26","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Vasco de Gama fut le premier navigateur à ouvrir une route maritime directe entre l’Europe et l’Inde, en 1498. Cette route permit au Portugal de contrôler le commerce des épices, du coton et de l’or, transformant Lisbonne en l’un des plus grands centres commerciaux d’Europe.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Vasco de Gama fut le premier navigateur à ouvrir une route maritime directe entre l’Europe et l’Inde, en 1498</strong>. Cette route permit au Portugal de contrôler le commerce des épices, du coton et de l’or, transformant Lisbonne en l’un des plus grands centres commerciaux d’Europe.</p>\n"},{"id":"paragraph-27","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"À son apogée, le Portugal était une puissance mondiale, dominant les routes maritimes entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie. L’expédition de 1524 visait à renforcer cette hégémonie, mais marqua aussi la fin de la carrière de Vasco de Gama, qui mourut de la malaria en 1525 à Cochin, en Inde.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">À son apogée, <strong>le Portugal était une puissance mondiale</strong>, dominant les routes maritimes entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie. L’expédition de 1524 visait à renforcer cette hégémonie, mais marqua aussi la fin de la carrière de Vasco de Gama, qui mourut de la malaria en 1525 à Cochin, en Inde.</p>\n"},{"id":"paragraph-28","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Cependant, son héritage est plus complexe :","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cependant, son héritage est plus complexe :</p>\n"},{"id":"list-29","type":"core/list","heading":"","plain_text":"Les Portugais établirent un réseau commercial, mais aussi un système colonial, imposant leur autorité sur des territoires africains et asiatiques.\n\n\n\nLes navires portugais transportaient non seulement des épices, mais aussi des esclaves, renforçant le commerce transcontinental.","html":"\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Les Portugais établirent un réseau commercial</strong>, mais aussi un <strong>système colonial</strong>, imposant leur autorité sur des territoires africains et asiatiques.</li>\n\n\n\n<li><strong>Les navires portugais transportaient non seulement des épices, mais aussi des esclaves</strong>, renforçant le commerce transcontinental.</li>\n</ul>\n"},{"id":"paragraph-30","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"L’épave de Ngomeni pourrait donc aussi servir de témoignage archéologique sur les débuts de l'expansion coloniale portugaise.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L’épave de Ngomeni pourrait donc aussi servir de témoignage archéologique sur les débuts de l'expansion coloniale portugaise.</p>\n"},{"id":"heading-31","type":"core/heading","heading":"Entre passé et futur : préserver le patrimoine maritime","plain_text":"Entre passé et futur : préserver le patrimoine maritime","html":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Entre passé et futur : préserver le patrimoine maritime</strong></h2>\n"},{"id":"paragraph-32","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"La découverte du São Jorge ne marque que le début des recherches. Les scientifiques travaillent désormais à :","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La découverte du São Jorge ne marque que le début des recherches. Les scientifiques travaillent désormais à :</p>\n"},{"id":"list-33","type":"core/list","heading":"","plain_text":"Préserver les vestiges, en évitant leur détérioration sous l’eau.\n\n\n\nNumériser l’épave, pour mieux comprendre sa structure.\n\n\n\nFormer une nouvelle génération d’archéologues africains, afin d’explorer d’autres sites similaires.","html":"\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Préserver les vestiges</strong>, en évitant leur détérioration sous l’eau.</li>\n\n\n\n<li><strong>Numériser l’épave</strong>, pour mieux comprendre sa structure.</li>\n\n\n\n<li><strong>Former une nouvelle génération d’archéologues africains</strong>, afin d’explorer d’autres sites similaires.</li>\n</ul>\n"},{"id":"paragraph-34","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"L’archéologue Filipe Castro insiste sur cette approche : « Nous voulons raconter une histoire globale, qui ne soit ni seulement portugaise, ni seulement africaine, mais qui reflète l’incroyable diversité de l’océan Indien au XVIe siècle. »","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L’archéologue <strong>Filipe Castro</strong> insiste sur cette approche : <em>« Nous voulons raconter une histoire globale, qui ne soit ni seulement portugaise, ni seulement africaine, mais qui reflète l’incroyable diversité de l’océan Indien au XVIe siècle. »</em></p>\n"},{"id":"paragraph-35","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"La confirmation que l’épave est bien celle du São Jorge en ferait l’une des plus anciennes découvertes européennes dans l’océan Indien, témoignant de l’essor du commerce maritime mondial.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La confirmation que l’épave est bien celle du <strong>São Jorge</strong> en ferait l’une des <strong>plus anciennes découvertes européennes dans l’océan Indien</strong>, témoignant de l’essor du commerce maritime mondial.</p>\n"},{"id":"heading-36","type":"core/heading","heading":"Pour conclure","plain_text":"Pour conclure","html":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pour conclure</strong></h2>\n"},{"id":"paragraph-37","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"L’épave de Ngomeni est bien plus qu’un simple navire perdu : elle est une fenêtre sur un tournant majeur de l’histoire. Si les analyses confirment qu’il s’agit du São Jorge, cette découverte permettra d’en apprendre davantage sur la navigation portugaise, le commerce maritime et les débuts de la mondialisation.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L’épave de Ngomeni est bien plus qu’un simple navire perdu : elle est une fenêtre sur un tournant majeur de l’histoire. Si les analyses confirment qu’il s’agit du São Jorge, cette découverte permettra d’en apprendre davantage sur la navigation portugaise, le commerce maritime et les débuts de la mondialisation.</p>\n"},{"id":"paragraph-38","type":"core/paragraph","heading":"","plain_text":"Elle soulève aussi des questions essentielles sur l’héritage de ces expéditions, entre exploration et colonisation. Les prochaines années de fouilles seront cruciales pour lever le voile sur ce mystérieux galion disparu il y a 500 ans.","html":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle soulève aussi des questions essentielles sur l’héritage de ces expéditions, entre exploration et colonisation. Les prochaines années de fouilles seront cruciales pour <strong>lever le voile sur ce mystérieux galion disparu il y a 500 ans</strong>.</p>\n"},{"id":"group-39","type":"core/group","heading":"","plain_text":"Caesar Bita : https://www.researchgate.net/profile/Caesar-Bita ↩︎https://www.dn.pt/cultura/provas-indicam-que-naufragio-no-quenia-e-de-galeao-de-vasco-da-gama ↩︎Vasco de Gama (1469-1524), navigateur portugais, est le premier Européen à atteindre les Indes par la mer en 1498, ouvrant la route des épices pour le Portugal. Il établit les premiers comptoirs portugais en Asie et consolide la présence du royaume dans l’océan Indien. Nommé vice-roi des Indes en 1524, il meurt peu après à Cochin. ↩︎Filipe Castro : https://coimbra.academia.edu/FilipeCastro ↩︎","html":"\n<div class=\"wp-block-group has-border-color has-ast-global-color-3-border-color has-ast-global-color-4-background-color has-background is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\" style=\"border-width:1px;margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--50)\"><ol class=\"wp-block-footnotes\"><li id=\"58aae37b-d4bc-45b3-ad03-b002b82e8113\"><strong>Caesar Bita</strong> : <em><a href=\"https://www.researchgate.net/profile/Caesar-Bita\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https://www.researchgate.net/profile/Caesar-Bita</a></em> <a href=\"#58aae37b-d4bc-45b3-ad03-b002b82e8113-link\" aria-label=\"Aller à la note de bas de page 1\">↩︎</a></li><li id=\"58411ce0-6719-4b0f-b4ff-1055a9770cee\"><em><a href=\"https://www.dn.pt/cultura/provas-indicam-que-naufragio-no-quenia-e-de-galeao-de-vasco-da-gama\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https://www.dn.pt/cultura/provas-indicam-que-naufragio-no-quenia-e-de-galeao-de-vasco-da-gama</a></em> <a href=\"#58411ce0-6719-4b0f-b4ff-1055a9770cee-link\" aria-label=\"Aller à la note de bas de page 2\">↩︎</a></li><li id=\"439d1904-d3a5-4d51-9440-77c6abd36ceb\"><strong>Vasco de Gama</strong> (1469-1524), navigateur portugais, est le premier Européen à atteindre les Indes par la mer en 1498, ouvrant la route des épices pour le Portugal. Il établit les premiers comptoirs portugais en Asie et consolide la présence du royaume dans l’océan Indien. Nommé vice-roi des Indes en 1524, il meurt peu après à Cochin. <a href=\"#439d1904-d3a5-4d51-9440-77c6abd36ceb-link\" aria-label=\"Aller à la note de bas de page 3\">↩︎</a></li><li id=\"fd19819d-a5a8-4401-b11a-eba427bb1ed5\"><strong>Filipe Castro</strong> : <em><a href=\"https://coimbra.academia.edu/FilipeCastro\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https://coimbra.academia.edu/FilipeCastro</a></em> <a href=\"#fd19819d-a5a8-4401-b11a-eba427bb1ed5-link\" aria-label=\"Aller à la note de bas de page 4\">↩︎</a></li></ol></div>\n"}],"sections":[{"id":"paragraph-1","heading":"Paragraph","content":"En 1524, Vasco de Gama, navigateur portugais et pionnier des routes maritimes vers les Indes, entreprenait ce qui sera son ultime voyage. À la tête d'une flotte de 19 navires transportant plus de 3000 hommes, il devait consolider la présence portugaise dans l’océan Indien. Mais au cours de cette expédition, certains navires disparurent, emportés par des tempêtes."},{"id":"paragraph-2","heading":"Paragraph","content":"Cinq siècles plus tard, une épave découverte au large du Kenya intrigue les chercheurs. Située sur le récif de Ngomeni, elle pourrait bien être celle du São Jorge, supposément donc le dernier galion de l'explorateur, disparu en 1524. Les artefacts retrouvés, ainsi que les premières analyses scientifiques, laissent penser qu'il pourrait s'agir de l’une des plus anciennes épaves européennes jamais découvertes dans l’océan Indien."},{"id":"heading-3","heading":"Une découverte archéologique sur le récif de Ngomeni","content":"Une découverte archéologique sur le récif de Ngomeni"},{"id":"image-4","heading":"Image","content":"Docteur Caesar Bita"},{"id":"paragraph-5","heading":"Paragraph","content":"Le site de Ngomeni, à environ 500 mètres au large des côtes kényanes, est connu pour abriter plusieurs épaves de différentes époques. En 2007, des pêcheurs locaux signalent la présence de restes de bois immergés, et alertent l'archéologue maritime Caesar Bita 1, des Musées nationaux du Kenya."},{"id":"paragraph-6","heading":"Paragraph","content":"Des fouilles débutent alors, mais faute de financements, elles restent limitées. Ce n’est qu’en 2013, grâce au soutien du gouvernement chinois, que les chercheurs commencent à extraire des artefacts :"},{"id":"list-7","heading":"List","content":"Planches en bois issues de la coque du navire, encore partiellement conservées.\n\n\n\nFragments de céramiques chinoises du début du XVIe siècle.\n\n\n\nLingots de cuivre et ivoire, typiques du commerce portugais de l’époque."},{"id":"paragraph-8","heading":"Paragraph","content":"Ces indices laissent alors à penser qu'il pourrait s’agir du São Jorge 2, l’un des navires de la dernière expédition de Vasco de Gama, coulé lors d’une violente tempête près de Malindi."},{"id":"heading-9","heading":"Le São Jorge, un galion perdu en 1524","content":"Le São Jorge, un galion perdu en 1524"},{"id":"paragraph-10","heading":"Paragraph","content":"Le São Jorge faisait partie de la flotte qui accompagna Vasco de Gama 3 lors de son dernier voyage vers les Indes. Ce navire de guerre et de commerce, conçu pour résister aux longues traversées, naviguait dans une région où les tempêtes tropicales étaient fréquentes."},{"id":"paragraph-11","heading":"Paragraph","content":"Selon des archives portugaises, le São Jorge aurait disparu en mer en 1524, alors qu’il tentait d’atteindre l’Inde. Son équipage, confronté à une tempête imprévisible, n’aurait pas survécu. Si l’épave retrouvée sur le récif de Ngomeni est bien celle du São Jorge, elle pourrait fournir des éléments clés sur la construction et les performances des premiers galions portugais."},{"id":"paragraph-12","heading":"Paragraph","content":"Toutefois, certains chercheurs évoquent une hypothèse alternative : il pourrait s'agir du Nossa Senhora da Graça, un autre navire portugais coulé en 1544 dans la même région."},{"id":"heading-13","heading":"Des artefacts révélateurs","content":"Des artefacts révélateurs"},{"id":"image-14","heading":"Image","content":"Photo Ceasar Bita"},{"id":"paragraph-15","heading":"Paragraph","content":"Pour différencier ces hypothèses, les scientifiques analysent en profondeur les objets retrouvés sur l’épave :"},{"id":"list-16","heading":"List","content":"Les céramiques chinoises et perses datées du début du XVIe siècle suggèrent que l’épave date d’avant 1540.\n\n\n\nLes restes de la structure en bois, partiellement protégés par les sédiments, montrent des techniques de construction typiques des galions portugais du début du siècle.\n\n\n\nL’ivoire et les lingots de cuivre confirment que le navire transportait des marchandises du commerce portugais avec l’Asie et l’Afrique."},{"id":"quote-17","heading":"Quote","content":"Il est plus probable que les céramiques chinoises de 1510 proviennent d’un navire de 1524 plutôt que de 1544"},{"id":"paragraph-18","heading":"Paragraph","content":"Selon Filipe Castro 4, archéologue spécialiste des navires portugais, il est plus probable que les céramiques chinoises de 1510 proviennent d’un navire de 1524 plutôt que de 1544. Cette découverte pourrait donc bien être celle du São Jorge."},{"id":"heading-19","heading":"Un trésor d’informations sur la construction navale","content":"Un trésor d’informations sur la construction navale"},{"id":"image-20","heading":"Image","content":"Filipe Castro"},{"id":"paragraph-21","heading":"Paragraph","content":"Si l’identification du São Jorge se confirme, l’épave pourrait révolutionner notre compréhension des galions portugais. Ces navires étaient des symboles de puissance maritime, conçus pour le combat et les expéditions au long cours."},{"id":"paragraph-22","heading":"Paragraph","content":"Les premières analyses de la structure révèlent plusieurs éléments intéressants :"},{"id":"list-23","heading":"List","content":"Une coque renforcée, adaptée aux voyages de plusieurs mois en haute mer.\n\n\n\nUn système de gréement avancé, permettant une meilleure manœuvrabilité.\n\n\n\nUn assemblage de bois et de fer, assurant la solidité face aux tempêtes."},{"id":"paragraph-24","heading":"Paragraph","content":"Ces caractéristiques expliquent pourquoi la flotte de Vasco de Gama a pu traverser plus de 30.000 km en quelques mois, reliant directement l’Europe à l’Inde."},{"id":"heading-25","heading":"L’impact des explorations de Vasco de Gama","content":"L’impact des explorations de Vasco de Gama"},{"id":"paragraph-26","heading":"Paragraph","content":"Vasco de Gama fut le premier navigateur à ouvrir une route maritime directe entre l’Europe et l’Inde, en 1498. Cette route permit au Portugal de contrôler le commerce des épices, du coton et de l’or, transformant Lisbonne en l’un des plus grands centres commerciaux d’Europe."},{"id":"paragraph-27","heading":"Paragraph","content":"À son apogée, le Portugal était une puissance mondiale, dominant les routes maritimes entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie. L’expédition de 1524 visait à renforcer cette hégémonie, mais marqua aussi la fin de la carrière de Vasco de Gama, qui mourut de la malaria en 1525 à Cochin, en Inde."},{"id":"paragraph-28","heading":"Paragraph","content":"Cependant, son héritage est plus complexe :"},{"id":"list-29","heading":"List","content":"Les Portugais établirent un réseau commercial, mais aussi un système colonial, imposant leur autorité sur des territoires africains et asiatiques.\n\n\n\nLes navires portugais transportaient non seulement des épices, mais aussi des esclaves, renforçant le commerce transcontinental."},{"id":"paragraph-30","heading":"Paragraph","content":"L’épave de Ngomeni pourrait donc aussi servir de témoignage archéologique sur les débuts de l'expansion coloniale portugaise."},{"id":"heading-31","heading":"Entre passé et futur : préserver le patrimoine maritime","content":"Entre passé et futur : préserver le patrimoine maritime"},{"id":"paragraph-32","heading":"Paragraph","content":"La découverte du São Jorge ne marque que le début des recherches. Les scientifiques travaillent désormais à :"},{"id":"list-33","heading":"List","content":"Préserver les vestiges, en évitant leur détérioration sous l’eau.\n\n\n\nNumériser l’épave, pour mieux comprendre sa structure.\n\n\n\nFormer une nouvelle génération d’archéologues africains, afin d’explorer d’autres sites similaires."},{"id":"paragraph-34","heading":"Paragraph","content":"L’archéologue Filipe Castro insiste sur cette approche : « Nous voulons raconter une histoire globale, qui ne soit ni seulement portugaise, ni seulement africaine, mais qui reflète l’incroyable diversité de l’océan Indien au XVIe siècle. »"},{"id":"paragraph-35","heading":"Paragraph","content":"La confirmation que l’épave est bien celle du São Jorge en ferait l’une des plus anciennes découvertes européennes dans l’océan Indien, témoignant de l’essor du commerce maritime mondial."},{"id":"heading-36","heading":"Pour conclure","content":"Pour conclure"},{"id":"paragraph-37","heading":"Paragraph","content":"L’épave de Ngomeni est bien plus qu’un simple navire perdu : elle est une fenêtre sur un tournant majeur de l’histoire. 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Nommé vice-roi des Indes en 1524, il meurt peu après à Cochin. ↩︎Filipe Castro : https://coimbra.academia.edu/FilipeCastro ↩︎"}],"media":{"primary_image":"https://www.portugal.fr/wp-content/uploads/2025/02/galion-sao-jorge-vasco-de-gama-e1738747436501.png"},"relations":[{"rel":"canonical","href":"https://www.portugal.fr/Decouverte-dun-galion-perdu-lors-de-lultime-voyage-de-Vasco-de-Gama.html"},{"rel":"alternate","href":"https://www.portugal.fr/Decouverte-dun-galion-perdu-lors-de-lultime-voyage-de-Vasco-de-Gama.html/llm","type":"text/html"},{"rel":"alternate","href":"https://www.portugal.fr/Decouverte-dun-galion-perdu-lors-de-lultime-voyage-de-Vasco-de-Gama.html/llm.json","type":"application/json"},{"rel":"llm-manifest","href":"https://www.portugal.fr/llm-endpoints-manifest.json","type":"application/json"}],"http_headers":{"X-LLM-Friendly":"1","X-LLM-Schema":"1.1.0","Content-Security-Policy":"default-src 'none'; img-src * data:; style-src 'unsafe-inline'"},"license":"CC BY-ND 4.0","attribution_required":true,"allow_cors":false}