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Vallée du Côa

Vallée du Côa

Après avoir détaillé les séquences “plages” et “villes” du Portugal, il est désormais temps d’ébaucher les contours d’une campagne portugaise haute en couleurs … et en chaleur.

Sur la route du retour vers la France, nous avons décidé de nous arrêter dans un coin du Portugal, à la fois très paumé (car loin des bonnes routes et des grandes villes) et très connu pour ses gravures rupestres.

Dans les années 1990, EDP (Electricité Du Portugal- on s’en serait douté) a vu dans la vallée du Coa un site exceptionnel pour la création d’un barrage destiné à alimenter en électricité 20 % du pays. Et il est vrai que la vallée semblait y être destinée… une rivière importante, pas trop de dénivelé et une vallée resserrée tout comme il faut.

Alors que débutent les études en 1994, des voix s’élèvent pour défendre des pierres gravées dans les roches de la vallée. En effet, sur plus de 17 km la vallée regorge de gravures à l’air libre qui, jusqu’en 1994, n’intéressaient personne… chacun croyant qu’elles dataient de quelques siècles tout au plus et n’y faisant plus attention.

L’arrêt du projet du barrage et quelques chantiers de fouilles plus tard, il s’est avéré que la vallée du Coâ (prés de Villa Nova de Foz de Coa) renfermait de multiples sites paléolithiques d’art rupestre ; de grandes plaques de schiste y ont été gravées il y a 35 000 ans en forme de cerfs, de taureau, de chèvre ou même de poissons.

L’histoire ne dit pas où le Portugal a trouvé l’électricité qui lui manquait.

Le parc archéologique que nous avons visité (sous la houlette obligatoire d’un guide) vaut le coup d’oeil pour ses nombreuses gravures qui sont restées absolument intactes. A la question que nous avons posé sur les problèmes d’érosion, le guide a répondu que le schiste présentait la caractéristique de s’effeuiller sur sa partie horizontale mais pas sur sa face verticale. Et c’est justement sur ces faces là que les hommes préhistoriques ont gravé leurs dessins… et 35 000 ans après, on a du mal à y croire.

Au plaisir de la visite historique à proprement parler s’ajoute celui de la contemplation du paysage. Dans cette région du Portugal, 3 produits se partagent la vedette… la vigne, l’amandier et l’olivier.

La vigne n’est pas partout, seulement sur les coteaux les plus ensoleillés et plantée toujours de manière très géométrique. L’amandier et l’olivier quant à eux poussent dans le même champ, en quinconce. Un olivier, un amandier, un olivier, un amandier et ainsi de suite.

Parfois un pigeonnier vient rompre cette belle harmonie géométrique.

Vraisemblablement la plus belle saison pour visiter la vallée est le printemps, lorsque les amandiers sont en fleurs … mais aussi lorsque le soleil ne cogne pas aussi fort.
Le Routard indique que la température peut monter en été jusqu’à 50, pour nous seulement 30° mais cela suffit déjà pas mal.

Heureux les hommes préhistoriques au temps des glaciations !!!

Cette région très agricole, très chaude en été et très froide en hiver est l’un des plus importants foyers d’émigration des portugais vers la France. Dans un village de 100 habitants, nous avons d’ailleurs croisé 3 vieilles voitures immatriculées dans la région parisienne.

lundi 27 mars 2017, par Portugal.fr