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Une semaine en Algarve

Une semaine en Algarve

Une fois n’est pas coutume, un seul article résumera une semaine entière. Une semaine à parcourir l’Algarve d’Est en Ouest, de plages en falaises, de ports en ports. A prendre son temps avant de remonter le Portugal vers d’autres villes, en commençant par Evora, juste avant Lisbonne.

On peut clôturer tout de suite le sujet de la météo : après 2 jours de temps assez beau mais quand même un peu nuageux, voire voilé, il s’est mis à faire beau. Et ici lorsqu’il fait beau, ça ne rigole pas, le ciel est complètement bleu du matin au soir. 5 jours sans voir le moindre nuage, même au loin, ça fait bizarre mais on n’en plaindra pas, surtout quand on voit que dans le même temps la France est sous la grisaille !
Bien sur il reste le vent, océan oblige, mais on s’en accommode finalement assez bien même si à Grenoble on en a pas vraiment l’habitude…

A l’Est de l’Algarve, la Ria Formosa forme une immense lagune en se jetant dans la mer. Sur toute cette côte on trouve donc des îles toutes en longueur, parallèles à la côte. On rejoint les iles en traversant la lagune en bateau ou à pied suivant l’endroit et la marée, puis on traverse l’île en marchant quelques centaines de mètres, et sur l’autre bord se trouve l’océan ! Évidemment ces îles sont loin d’être désertes pour certaines, mais généralement il suffit de marcher un tout petit peu le long de la plage pour se retrouver complètement seuls. Nous nous promenons ainsi sur l’Ilha de Tavira en ne croisant quasiment personne sur des kilomètres de plage sauvage, et en observant les bassins laissés par la marée descendante : bernard-l’hermite se bataillant pour récupérer le coquillage-maison du voisin, bancs de centaines de micros-poissons suivant leur mère, et au dessus des oiseaux de mer plongeant tout droit dans les bassins le bec en avant pour se nourrir de toute cette vie grouillante…

L’Algarve, c’est pour nous la première région du Portugal que nous visitons, mais c’est déjà un avant gout de Grande-Bretagne. Les touristes allemands et français étaient bien présents en Andalousie, mais alors en Algarve c’est le touriste anglais qui domine sans partage. C’est même souvent plus qu’un simple touriste quand on voit toutes les annonces immobilières converties en livres sterling et les rangées de cottages bordants les golfs… En fait les Britanniques colonisent littéralement la région, ce qui a pas mal de conséquences néfastes, mais qui s’explique facilement : entre une villa dans le Sud de l’Angleterre sous la grisaille et une autre en Algarve sous le soleil pour deux fois moins cher, ils font très vite un choix ! Et comme ils se déplacent en groupe ils recréent un peu leur univers ici pour ne pas être trop dépaysés, et au final vivre en Algarve n’a plus que des avantages…

La conséquence néfaste évidente, c’est qu’une bonne partie de la côté est bétonnée, ce que nous allons nous efforcer d’éviter au maximum en faisant confiance au guide. Il y a donc toute une partie de l’Algarve qui ne vaut pas vraiment le déplacement, il faut le savoir afin de ne pas être déçu inutilement. Mais les parties qui restent sauvages sont tellement belles que l’effort pour les trouver en vaut la chandelle.

Nous nous posons ainsi à la Prahia da Marinha, dont les environs sont restés sauvages selon le guide. Et c’est là que l’on découvre l’Algarve telle qu’on la voit sur toutes les cartes postales : des falaises jaunes sur des dizaines de kilomètres, seulement interrompues par des plages de sable doré. Certaines sont accessibles à pied et d’autres seulement en bateau, ce qui renforce l’envie que nous avions depuis quelques temps de nous mettre au kayak de mer. Ce ne sera pas pour cette fois-ci, mais on y pense de plus en plus fort. Petite balade matinale à pied en suivant la côte, nous ne croisons personne, le ciel est bleu, la mer est calme, les falaises sont déchiquetées à souhait, les mouettes prennent la pose, ça y est, l’Algarve nous a conquis !

L’Ouest de l’Algarve, au delà de Lagos, mérite vraiment une mention particulière. On trouve ici ce que les anciens pensaient être le bout du monde, et même si ce n’est pas tout à fait vrai on en ressent quand même l’atmosphère. Sagres a des allures de village fantôme sous le ciel bleu en ce début juin. Le touriste se raréfie, la côte se déchire et les vagues rugissent de plus belle. C’est depuis la forteresse (en fait une simple muraille, les 3 autres côtés étant d’immenses falaises), qu´Henri le Navigateur va lancer les grandes expéditions qui marqueront le début de l’âge d’Or du Portugal. Il suffit d’aller au Cap Saint-Vincent pour comprendre pourquoi l’appel de l’Océan se faisait ressentir ici plus qu’ailleurs…

Pour nous, la côte Ouest se poursuit avec Odeceixe, petit village tout en hauteur, dont il suffit de suivre la rivière pour arriver à la plage un peu plus loin. Des falaises noires, du sable doré, une rivière qui se jette dans l’Océan, un petit bout de paradis en quelques sorte. Nous nous y sommes posés quelques jours qui resteront gravés dans nos mémoires. Trouver une location Portugal est très simple même sur place pour quelques jours si vous ne cherchez pas le grand luxe. Pour notre part nous avons loué une petite maison un peu isolée, simplement en discutant dans un restaurant sur la côte. Par contre en pleine période d’été, étant donné que la fréquentation de la région est pour le moins importante, il sera sans aucun doute judicieux de vous y prendre à l’avance, d’autant plus si vous êtes un peu plus sofistiqués que nous et que vous cherchez quelque chose du genre location maison avec piscine .

Petit statut sur la température de l’eau : début juin en Algarve dans l’Atlantique, c’est 16 degrés. Avec des pointes à 17. Même nos amis Britanniques ne s’y risquent pas plus de 5 minutes. Alors on s’est baigné, c’était bien vivifiant, mais la décision est prise : il nous faut des combis ! Si jamais on croise un décathlon, on y fera un saut sans hésiter…

jeudi 23 mars 2017, par Portugal.fr