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Fernando Pessoa

Fernando Pessoa

Fernando Pessoa… son nom résonne dans tous les esprits, il nous emmène au pays du fado, dans cette boulimique et effervescente ville de Lisbonne. Pessoa, c’est également l’homme aux mille visages, aux mille noms, à l’écriture tantôt anglaise, tantôt portugaise. Pessoa, c’est assurément l’un des plus grands écrivains du XXe siècle.
Même s’il n’a jamais publié sous son véritable nom (« pessoa » signifie « personne » en portugais) et encore moins de son vivant, l’écrivain a développé une telle cosmogonie dans son écriture, une telle galerie de personnages qui correspondaient tous à un trait de sa personnalité complexe et fabuleuse à la fois.

Son œuvre littéraire est intimement liée à Lisbonne, à sa vie bouillonnante, à la musique, au fado, à la danse, au monde secret et alchimique, à l’invisible. Des articles de presse, de nombreux poèmes où le fado se mêle amoureusement aux mots, Pessoa a besoin de s’exprimer pleinement dans tous les genres, toujours en sublimant sa patrie, la langue portugaise qu’il adore par-dessus tout.
Pessoa souhaitait « tout sentir de toutes les manières » et pour cela, il affrontait le monde de toutes les façons possibles, explorant tous les champs du possible pour en extraire une certaine essence. A partir de cet unique nectar, Fernando Pessoa devenait l’intermédiaire avec les éléments que sont la mer, l’océan mais aussi la terre et le ciel.

Son ouvrage le plus connu, « Le Livre de l’Intranquillité » décrit très bien tous ces espaces, ces paysages urbains, ces scènes de rue. Ce livre est un peu comme le double de Pessoa, c’est son journal intime. Dans cette lecture, plus que dans aucune autre, l’attention est portée sur l’effervescence, le bouillonnement qui anime l’être humain, une merveilleuse énergie créatrice, sublime.
Mais toute son œuvre fait partie d’un tout, fait partie d’une grandeur poétique qui dépasse le lecteur sur le moment, c’était un écrivain visionnaire, fulgurant.

En 1968, seulement, un inventaire de la malle où il entreposait ses écrits fut réalisé : plus de 27 000 manuscrits, signés par 72 auteurs apparemment différents, furent retrouvés consignés dans cet écrin. Par le jeu de ses « alter ego » littéraires, Pessoa se voulait être le chantre de toute la littérature portugaise.
Son pari est réussi, assurément.

vendredi 7 décembre 2012, par Portugal.fr